KAL lattice or braid partie 2/2

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Pour la partie 1/2, CLIC

La fois passée on a vu comment monter les épaules de Lattice or Braid (enfin Braid en ce qui me concerne). Bon bah une fois que c’est fait on tricote en rond jusqu’en bas, rien de bien sorcier.

Un détail m’a demandé un poil de réflexion quand même : les rayures, et la question qui me préoccupait plus précisément,  quelle est la meilleure technique pour gérer le changement de couleur ? Faut-il vraiment couper le fil à chaque fois ?

C’est ce que j’ai fait au début, pour les 6 premières rayures : je me suis dit que si j’attendais la fin pour rentrer les fils ça allait être un joyeux bordel, alors j’ai fait une première fournée de rentrage.

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Il m’a fallu pas loin d’une heure pour rentrer 12 morceaux de fil. Il faut faire environ 30 rayures, soit 60 bouts de fil, une petite règle de 3 m’apprend qu’il me faudrait cinq heures, presque une journée de travail, ou 5 pauses repas, rien que pour rentrer les fils une fois le tricot terminé.

Watch me….

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Donc non, évidemment que j’allais chercher un autre moyen de faire mes rayures.

J’ai trouvé une technique peut-être pas très orthodoxe, qui se voit un peu de l’extérieur mais qui m’aura permis d’écourter la corvée :

Lors du deuxième rang de couleur principale, tricoter jusqu’à l’avant-dernière maille:

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Passer le fil de oculeur contrastante sur l’avant entre l’avant-dernière et la dernière maille

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Tenir le fil contrastant et le fil principal ensemble et tricoter la dernière maille à l’envers, avec les 2 fils.

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Repasser les deux fils derrière et tricoter le troisième rang normalement avec le fil de couleur principale

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Et ensuite tricoter le rang de couleur contrastante normalement.

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Et on recommence pour chaque rayure.

Si le changement de couleur était plus espacé, je pense que j’aurais continué à couper les fils et les rentrer au fur et à mesure, mais finalement ma petite trouvaille m’a permis de gagner du temps sans influencer l’aspect extérieur du pull, donc pour une fois, vive la flemme.

J’aurais du finir cet article directement avec les photos de mon pull porté, mais il lui manque encore une manche et je ne vais pas la finir avant une bonne dizaine de jours car j’arbore un nouvel accessoire fort peu seyant et pas super pratique pour tenir des aiguilles :

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Le tricot est addictif et provoque des effets néfastes sur la santé, ne commencez pas.

KAL Lattice or Braid partie 1/2

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C’est quoi un KAL et ça mange quoi l’hiver ? C’est un acronyme pour « knit-along », qu’on peut traduire grossièrement par « tricotons ensemble ». En gros je tricote et je décris en même temps les difficultés que j’ai rencontrées, pour aider ceux d’entre-toi qui seraient tentés par le modèle mais qui aimeraient bien voir avant comment ça se goupille.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’ai envie de parler un peu de ce projet.

Il y a quelques années j’avais une marinière que j’adorais. J’aimais beaucoup sa forme un peu plus originale que les marinières classiques, un peu large, très fine. Je l’ai portée une saison, peut-être deux, puis je ne sais comment, je l’ai affublée d’un trou sur le devant, et terminado la marinière.

Quand j’ai vu ce fameux Lattice or Braid sur Ravelry, il m’a rappelé la forme de mon pull, en un peu plus épais. Je l’ai imaginé en blanc et bleu, les torsades sur les manches apportant un petit plus celte, ça m’a bien plu. Bon il faut dire que j’ai une folle envie de vacances en Bretagne, ça joue certainement sur mon inspiration.

Je ne suis pas sûre de pouvoir publier les photos de la créatrice sans avoir de problèmes de copyright, et comme je n’ai pas envie de le découvrir, je vais me contenter de partager le lien vers la galerie : pour les photos du modèle d’origine, c’est ici.

J’ai choisi le fil Drops Flora, parce que j’avais bien aimé la Merino Extra Fine de la même marque, et elle a l’immense avantage d’être très bon marché et de bonne qualité, ce qui n’est pas pour me déplaire ! En revanche la gamme de bleus ne me plaisait pas du tout, je me suis finalement tournée vers le rouge, qui reste un grand classique des marinières.

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Après moultes tergiversations, j’ai opté pour Braid, la version avec les torsades tressées, c’est celle qui me rappelait le plus la Bretagne et les nœuds marins.

On trouve en première page des explications un petit schéma, qui explique dans quel ordre tricoter l’encolure.

Maintenant que j’ai fini cette étape, je le trouve plutôt facile à comprendre ! Mais en ouvrant le PDF la première fois c’était une autre histoire.

Étape 1 : tricoter 2 torsades de la longueur indiquée

Elles descendront des épaules le long des manches sur le pull terminé.

J’ai décidé de bloquer mes torsades avant de passer à la suite, mais ce n’est pas une obligation. Pour les explications sur le pourquoi et le comment du blocage, illustré avec ces mêmes torsades, c’est ici !

Une fois les torsades bloquées, je les pose exactement comme sur le schéma, et j’obtiens ça :

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Finalement le plus perturbant c’est ça : l’épaule gauche est dessinée à droite, et vice-versa. Si le schéma avait été conçu dans l’autre sens, pour que l’épaule droite soit dessinée à droite, ça aurait été beaucoup plus compréhensible. Une idée d’amélioration pour une prochaine version peut-être ?

La partie où se trouvera le dos est en haut de la photo, et le décolleté en bas.

Étape 2: relever des mailles le long de l’épaule droite

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Avec les aiguilles circulaires je relève le bon nombre de mailles sans les tricoter, puis je mets l’ouvrage dans le bon sens (ici l’endroit vers moi) pour tricoter toutes les mailles à la suite.

Ce n’est pas la technique préconisée : avec la méthode « pick up and knit » normalement on relève une maille, on la tricote, on relève une autre maille, on la tricote, et ainsi de suite. Je n’aime pas cette façon de faire parce que je ne sais jamais avant d’arriver à la fin du rang si j’espace suffisamment les mailles, ou si je les répartis uniformément. En relevant toutes les mailles d’abord je peux me corriger sans tout défaire et refaire plusieurs fois, je trouve ça plus rapide.

Etape 3: travailler en rangs raccourcis

On pourrait tricoter droit, mais ça donnerait des emmanchures à 90 degrés, et le corps humain n’étant pas un Playmobil, il ne contient pas d’angle droit (j’ai vérifié). Pour créer un dénivelé qui suit la courbure naturelle entre l’épaule et le cou, on tricote des rangs courts, c’est à dire qu’on tourne l’ouvrage avant d’arriver au bout du rang. De cette façon le côté col gagne en profondeur pendant que l’épaule reste au même niveau.

On procède de la même façon pour le côté gauche : on relève les mailles, et on tricote en rangs raccourcis.

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A la fin du dernier rang de l’épaule gauche, je monte les mailles de l’encolure, et c’est là cette étape que les deux côtés se rejoignent.  Je tricote tout simplement le côté gauche à la suite des mailles que je viens de monter.

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J’ai oublié de prendre les photos du décolleté, mais ça marche de la même façon.

Une fois le décolleté et le dos démarrés, on commence à travailler en circulaire, et on ne s’arrêtera qu’au moment de rabattre les mailles, environ 40-45 cm plus bas.

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A suivre…

 

Le tricot c’était mieux avant ?

Je ne pensais pas en ouvrant ce blog que la météo aurait un impact si important sur ma fréquence de publication, et pourtant c’est bien la seule raison de mon manque de présence depuis mars, impossible de prendre des photos correctes par ce temps. J’ai l’impression que je commence tous mes articles comme ça.Je radote comme une vieille, et le pire c’est que je radote comme une vieille en ne parlant que de la météo, encore plus comme une vieille, sur un blog consacré à un hobby de vieille.

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Quel sale temps ma bonne dame, le printemps c’est plus ce que c’était, laissez-moi replacer mes bigoudis et je vais vous raconter des histoires de ma jeunesse.

Je perds peut-être la mémoire, mais de mon temps en s’embêtait pas à bloquer ses tricots. Avant l’an dernier je ne savais même pas ce qu’était le blocage, c’est dans les patrons en anglais que j’ai découvert cette technique.

Le blocage est une façon de laver et sécher son tricot une première fois qui permettrait de lui donner son aspect et ses dimensions finales. Il ne faut le faire qu’une fois, ensuite pas besoin de recommencer tout le schmilblick. Depuis que je la connais je boude cette méthode, parce que « ma mémé elle m’a pas appris comme ça » et « c’était mieux de mon temps », « j’ai toujours fait comme ça, je vois pas pourquoi je changerais ». Oui j’ai aussi des réflexions de vieille conne parfois. Je l’ai fait une fois sur le cardigan Grace, mais je n’ai pas été franchement convaincue, il faut dire que je n’avais pas été jusqu’à l’épingler, je l’avais simplement posé à plat.

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Comme il ne faudrait pas mourir idiote, et que la mauvaise foi a ses limites, je voudrais quand même tenter de bloquer un truc dans les règles de l’art une fois pour voir si le jeu en vaut la chandelle. Hop, expression de vieille, c’est cadeau. Il se trouve que j’ai 2 pièces torsadées qui font partie d’un projet que je n’ai pas encore terminé, le pull Lattice or Braid, je les trouve pas super jolies, pourquoi ne pas tenter de les bloquer et faire un petit avant/après pour voir si ça les améliore ?

Voici donc les morceaux de torsades avant blocage. Ils mesurent 23.5 cm de long et 5.5 cm de large.

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Etape 1 : Laver

Je plonge les morceaux de tricot dans mon lavabo de salle de bain rempli d’eau tiède additionnée d’un tout petit peu de lessive au savon de Marseille faite maison, je touille pour bien imprégner la laine. Ensuite je laisse tremper une grosse quinzaine de minutes, là j’en profite pour aller cuisiner.

Etape 2 : Rincer

Une fois le plat au four, je reviens à la salle de bain, je vide le lavabo, je le remplis à nouveau d’eau claire sans ajouter de lessive cette fois. Je retouille, et rebelote, je retourne m’activer ailleurs 15-30 minutes.

Etape 3 : Essorer

J’essore douuuucement la laine sans la tordre. Pour retirer un max d’eau sans déformer les points, j’ai lu que la méthode la plus efficace consiste à mettre le tricot en sandwich entre deux serviettes de bain et marcher dessus. Pour un pull gorgé d’eau, il faudrait peut-être plus de deux serviettes pour tout éponger.

Etape 4 : Épingler

Les fibres de laine s’allongent au contact de l’eau et mes deux morceaux de tricot sont donc plus longs, mais aussi plus fins car ils s’étirent sous leur propre poids. J’épingle la laine aux dimensions prévues. Mes deux morceaux doivent mesurer, une fois bloqués, 23.5 cm sur 6.5.

Il existe des tapis de blocage, ça ressemble aux tapis de jeux en mousse façon puzzle, mais je n’en ai pas. J’ai utilisé un coussin, il faisait juste la bonne taille et j’ai pu le placer à l’endroit où la laine sécherait le plus vite.

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Le morceau de gauche est bien épinglé droit, c’est le coussin qui est un peu déformé sur la photo qui donne cette impression. Ma DMLA va bien, merci 🙂

Etape 5 : Repasser

Je laisse sécher toute la nuit. D’après ce que j’ai pu lire il faut repasser avec une pattemouille, mais tu m’as bien regardée, je vais pas sortir la planche à repasser pour 2 pauvres bouts de laine !

Résultat

Voilà ce que donnent mes torsades une fois bloquées :

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Ce n’est pas très flagrant comme ça, un petit montage « avant/après » s’impose :

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Il y a bien une différence, bon c’est pas l’Ohio, mais on voit effectivement que les bords sont droits (au lieu de suivre la courbure de la torsade) et on distingue mieux les points. Je n’aurais pas pu obtenir un résultat aussi net sans épingler, il faut bien le reconnaitre.

Les torsades ont l’air moins grossières, et elles ressemblent beaucoup plus au résultat que je voulais obtenir. Au toucher, la laine est plus souple, et aussi moins épaisse.

Conclusion : d’accord, d’accord, je vais arrêter de faire ma mauvaise tête, et reconnaitre que ça ne m’a pas demandé un effort si considérable. L’avant/après est assez parlant, en tout cas pour un œil averti. De toute façon le but de la manœuvre n’est pas de récolter des compliments du type « wow, ton pull est super bien bloqué ! » mais plutôt de soigner les finitions de son travail, et d’avoir la satisfaction d’un résultat impeccable après avoir passé des heures sur son projet.

OK, c’était pas mieux avant, pour une fois les nouvelles techniques gagnent le match. Mais c’est bien une exception, il va falloir se lever tôt pour me voir tricoter à la continentale… quoi que… affaire à suivre ?

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Bye Winter

Je ne sais pas où est passé le mois de mars. Sans rire, lundi dernier on s’apprêtait à fêter la Saint-Valentin, j’ai cligné des yeux et paf, mon anniversaire est passé, c’est l’heure d’été, il commence à faire trop chaud pour porter ses pulls en tricot…

Qu’est-ce que j’ai bien pu fabriquer de mi-février à mi-mars pour que le temps passe si vite ?

J’ai pris le train, 2 fois, 8h à chaque fois. J’ai été (et suis toujours) pas mal impliquée dans des projet musicaux, mais surtout, j’ai beaucoup tricoté, enfouie sous un plaid en maudissant le mauvais temps. J’ai commencé à entendre des « ça y est c’est le printemps » dès la mi-février, alors pour les toulousains, certainement, mais pour les nordistes il nous a fallu attendre encore un bon mois pour voir les fleurs éclore et les températures remonter un peu.

Certains de mes tricots de mars méritent leur article rien qu’à eux, je me les garde sous le coude, en revanche j’ai bien envie de présenter maintenant 3 petits projets qui m’ont permis de faire passer ce mois à toute vitesse.

Je commence par les chaussettes « Cup of Tea » en Phil Folk 50 coloris givre.

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J’ai bien aimé tricoter cette laine, mais j’ai moins aimé tomber en panne aux 3/4 du projet alors que Phildar indique qu’une pelote suffit pour une paire de chaussettes. J’ai du en racheter une qui évidemment ne provient pas du même bain, et ça se voit. Dommage.

 

Ensuite j’ai enchaîné avec un bonnet en laine La Bien Aimée, j’ai été conquise par les photos du modèle Constellate : le motif qui rappelle des torsades, mais entièrement tricoté en côtes 1/3, ça m’a beaucoup plu. Le motif se fait en piquant dans les rangs du dessous et en faisant des boucles avec la laine, c’est facile et le résultat est bien épais et chaud.

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Et pour finir, une deuxième paire de chaussettes : les City Rollers, tricotées en Madeline Tosh. J’ai été bluffée par la douceur de cette laine, c’est plus doux que des chaussons.

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La laine Madeline Tosh m’a également réservé une bonne surprise, puisqu’elle provient d’élevages qui ne pratiquent pas le mulesing, dont je parlais dans mon article sur le tricot éthique. Je l’ignorais et je suis ravie d’apprendre que ce n’est pas si difficile de trouver de la laine « éthique ».

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Ici aussi, on a l’impression que les deux chaussettes ont été tricotées avec 2 pelotes différentes, mais il s’agit bien du même écheveau, bizarrerie due à la teinture artisanale à la main je suppose. Elles sont très légères, et je pense qu’elles pourront m’accompagner une partie du printemps sans pour autant être trop chaudes.

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Et la couture, dans tout ça ?

Je n’ai pas eu du tout envie de coudre depuis quelques semaines. Pas eu beaucoup le temps, non plus, mais l’inspiration a frappé au cours d’une sortie shopping dont je suis rentrée bredouille, mais des idées plein la tête, et je compte m’y remettre très bientôt (enfin quand les 4-5 concerts d’avril seront passés, une broutille !).

Raglan sweater de Jane Richmond

Après 3 mois à tricoter du noir, du noir et encore du noir, je ne suis pas fâchée d’avoir enfin terminé ce pull. Qu’on se comprenne bien, c’est une laine agréable à tricoter et le pull est joli, mais existe-t-il plus ennuyeux que du jersey noir, des kilomètres de jersey noir ?

Le vêtement est simple et il n’y a pas grand-chose à dire dessus. Mais j’en ai bien bavé pour le finir, alors il méritait bien son article quand même.

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J’en étais là quand je me suis aperçue qu’il y avait un souci.

Le modèle est une création de Jane Richmond, celle à qui l’on doit mon article le plus dithyrambique à ce jour (oui j’ai checké l’orthographe avant de poster).

La première fois que je l’ai commencé, c’était avant Halloween, j’ai choisi la taille M, et c’était parti pour 3 semaines / 1 mois. Passé ce temps, j’ai enfin regardé ce que j’étais en train de faire et remarqué qu’on pouvait en mettre 2 comme moi là-dedans ! Hop, détricotage, on recommence tout, en taille S cette fois.Entre temps Noël est arrivé, j’ai mis de côté mon tricot pour faire mes cadeaux maison, et je suis tombée à court de laine vers mi-janvier. Le temps que je me décide à en racheter, j’ai fini mon pull mi-février environ.

Une fois terminé, je l’ai trouvé encore un peu grand, et pas très ajusté, alors je l’ai porté avec une chemise dessous, pour le « remplir ». Je pense que c’était la première fois depuis le collège que je portais une chemise sous un pull, j’avais oublié à quel point je déteste ça. Je le trouvais lourd, gros, informe, j’étais mal à l’aise, engoncée. Mais vu le temps passé dessus, il n’était pas question de le remiser au placard sans le porter au moins une journée !

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Le lendemain je l’ai réessayé sans chemise, sans trop y croire. C’est tout de suite beaucoup mieux ! Effectivement les manches sont larges, mais je m’y ferai (et le premier qui me dit « ben pourquoi tu les retricotes pas avec moins de mailles », je lui fais bouffer mes aiguilles. Je ne plaisante pas). Il est très confortable, pas lourd du tout, ce n’est certes pas le vêtement le plus habillé que je possède, mais pour aller au ciné un dimanche de brouillard, il n’en faut pas plus.

Un grand merci à ma copine d’orchestre Mélisa qui m’a donné la laine, c’est la Aviso de Phildar, il m’a fallu 11 pelotes 1/2 très précisément (c’est conforme aux recommandations du site qui conseille 13 pelotes pour un pull taille 42).

Garde-robe capsule 2017, Février : la chemise Simon, pour homme exigeant

On dirait que j’ai pas bien compris le principe de la garde-robe capsule, en fait. Je me suis aperçue ce week-end que c’est censé être 12 pièces parfaitement assorties, un vrai ensemble quoi. Moi j’ai pas du tout envisagé le schmilblick sous cet angle, je me suis arrêtée à « coudre 12 vêtements différents sur l’année », et la cohérence, on s’en balance.

Comme je ne trouvais pas d’inspiration pour ma chemise de février, je me suis dit que j’allais profiter du challenge pour faire une chemise pour mon homme (j’aime pas du tout cette expression : « mon homme ». Mais la plupart des alternatives sont trop prout-prout, trop formelles, trop… TROP. Appelons-le Pierre, ce sera plus simple) pour Pierre, disais-je.

11 pièces pour moi, une pour lui : c’est équitable. Je vous vois venir, « ouah l’autre c’est pas ça équitable ! » Que je vous décrive le phénomène : Pierre c’est pas le genre de type qui laisse sa femme acheter n’importe quoi chez Jules et qui porte tout sans broncher. Il choisit. Il a des exigences. Quand il trouve une fringue qui lui plaît, c’est presque aussi rare que la comète de Haley, alors il l’achète en 5 exemplaires parce que c’est pas près de se reproduire.

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Représentation fidèle de la dernière fois que Pierre a acheté des vêtements, ça s’est passé exactement comme ça. C’était il y a 3 ans, on ne l’a plus revu en cabine d’essayage depuis.

Coudre pour lui, c’est prendre le risque d’y passer 2 jours et d’y laisser du pognon, pour s’entendre dire « j’aime pas ». Il m’a même dit lui-même que je ne dois surtout pas tricoter pour lui, le risque que ça ne lui plaise pas est bien trop élevé et il sait que c’est très long (surtout quand on doit tout recommencer systématiquement au moins une fois comme moi).

Pour sa première chemise, j’ai donc tenté de limiter la casse : j’ai choisi le patron gratuit de la chemise Simon par Make my Lemonade, et de la popeline noire toute simple trouvée chez Toto pour 8 euros.

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J’ai fignolé les détails : col intérieur cousu à la main, boutonnières soignées, coutures anglaises même quand ce n’était pas indiqué sur les explications…

J’ai modifié le patron pour faire disparaître les plis du dos et la patte. Je n’ai pas mis la poche non plus, ça c’est juste parce que j’avais la flemme et de toute façon, qui se sert de cette poche ? (si vous me répondez « bah quoi c’est la bonne taille pour mettre son paquet de clopes », sachez que je vous juge).

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Après plusieurs essayages, on a trouvé la longueur qui lui convient : je pense qu’on a retiré 6 bons centimètres à l’arrière et 3 à l’avant. Je n’ai pas fait un ourlet de 2 cm comme indiqué dans les explications, je préfère les chemises avec un ourlet plus fin.

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Au final, il aime bien le haut : les épaules tombent bien, le col est pile comme il aime quoique pas assez rigide.

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Malgré les modifications, ça reste trop large à son goût : j’ai commencé à me lancer dans des pinces verticales, 2 devant et 2 derrière, mais ça faisait un effet « jupette » près de l’ourlet très disgracieux ! Mais si je coupe dans la largeur, je vais devoir remonter encore l’ourlet et Pierre va se retrouver avec un crop top.

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Mouais. Je crois que ce serait plus simple de trouver directement un patron de chemise ajustée sur laquelle il ne resterait que du fignolage à faire, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Autre solution : je pourrais appliquer les modifications sur le papier avant de couper le tissu, et ainsi créer mon propre patron, puisque je n’en ai pas encore trouvé qui convienne à 100% à Pierre (oh le beau défi !)

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A la réflexion, si lui n’aime pas les chemises larges, moi par contre, je n’ai rien contre un style un peu masculin… Finalement, elle est quand même pour moi cette chemise ! On n’est toujours pas dans la cohérence (quoique, le pantalon oversize avec la chemise trop large, on tient un fil conducteur) mais ma garde-robe capsule contiendra bien 12 pièces, l’honneur est sauf !

Amigurumi #3 : Pikiti la plante verte

Ça faisait très longtemps que je n’avais pas posté d’amigurumi, j’en ai fait un en janvier et ça m’a fait du bien, ce petit projet rapide et purement décoratif.

Je suis la terreur des plantes vertes, la fossoyeuse des jardins. Je fais pourrir les cactus avec brio, à la limite la seule plante que je sais faire à peu près pousser, c’est l’herbe à chat, juste le temps qu’elle soit assez haute pour remplir son office de purgatif pour félin.

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Les plantes font certes une très bonne décoration d’intérieur, mais il vaut mieux pour tout le monde que je n’aie pas à m’en occuper.  Du coup, pour décorer mon bureau flambant neuf, j’évite la traditionnelle plante verte évidemment.

Ce que je ne sais pas faire en horticulture, je le rattrape en crochet. Quand j’ai vu passer une photo de Pikiti la succulente, je l’ai tout de suite imaginée sur mon bureau !

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Aussitôt dit, aussitôt fait ! Enfin… le temps de faire les 17 pétales, le pot, le terreau, il m’a bien fallu 2 semaines, mais ça valait le coup puisque je suis aujourd’hui l’heureuse propriétaire d’une plante qui ne me claquera pas dans les doigts.

 

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