Bye Winter

Je ne sais pas où est passé le mois de mars. Sans rire, lundi dernier on s’apprêtait à fêter la Saint-Valentin, j’ai cligné des yeux et paf, mon anniversaire est passé, c’est l’heure d’été, il commence à faire trop chaud pour porter ses pulls en tricot…

Qu’est-ce que j’ai bien pu fabriquer de mi-février à mi-mars pour que le temps passe si vite ?

J’ai pris le train, 2 fois, 8h à chaque fois. J’ai été (et suis toujours) pas mal impliquée dans des projet musicaux, mais surtout, j’ai beaucoup tricoté, enfouie sous un plaid en maudissant le mauvais temps. J’ai commencé à entendre des « ça y est c’est le printemps » dès la mi-février, alors pour les toulousains, certainement, mais pour les nordistes il nous a fallu attendre encore un bon mois pour voir les fleurs éclore et les températures remonter un peu.

Certains de mes tricots de mars méritent leur article rien qu’à eux, je me les garde sous le coude, en revanche j’ai bien envie de présenter maintenant 3 petits projets qui m’ont permis de faire passer ce mois à toute vitesse.

Je commence par les chaussettes « Cup of Tea » en Phil Folk 50 coloris givre.

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J’ai bien aimé tricoter cette laine, mais j’ai moins aimé tomber en panne aux 3/4 du projet alors que Phildar indique qu’une pelote suffit pour une paire de chaussettes. J’ai du en racheter une qui évidemment ne provient pas du même bain, et ça se voit. Dommage.

 

Ensuite j’ai enchaîné avec un bonnet en laine La Bien Aimée, j’ai été conquise par les photos du modèle Constellate : le motif qui rappelle des torsades, mais entièrement tricoté en côtes 1/3, ça m’a beaucoup plu. Le motif se fait en piquant dans les rangs du dessous et en faisant des boucles avec la laine, c’est facile et le résultat est bien épais et chaud.

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Et pour finir, une deuxième paire de chaussettes : les City Rollers, tricotées en Madeline Tosh. J’ai été bluffée par la douceur de cette laine, c’est plus doux que des chaussons.

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La laine Madeline Tosh m’a également réservé une bonne surprise, puisqu’elle provient d’élevages qui ne pratiquent pas le mulesing, dont je parlais dans mon article sur le tricot éthique. Je l’ignorais et je suis ravie d’apprendre que ce n’est pas si difficile de trouver de la laine « éthique ».

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Ici aussi, on a l’impression que les deux chaussettes ont été tricotées avec 2 pelotes différentes, mais il s’agit bien du même écheveau, bizarrerie due à la teinture artisanale à la main je suppose. Elles sont très légères, et je pense qu’elles pourront m’accompagner une partie du printemps sans pour autant être trop chaudes.

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Et la couture, dans tout ça ?

Je n’ai pas eu du tout envie de coudre depuis quelques semaines. Pas eu beaucoup le temps, non plus, mais l’inspiration a frappé au cours d’une sortie shopping dont je suis rentrée bredouille, mais des idées plein la tête, et je compte m’y remettre très bientôt (enfin quand les 4-5 concerts d’avril seront passés, une broutille !).

Raglan sweater de Jane Richmond

Après 3 mois à tricoter du noir, du noir et encore du noir, je ne suis pas fâchée d’avoir enfin terminé ce pull. Qu’on se comprenne bien, c’est une laine agréable à tricoter et le pull est joli, mais existe-t-il plus ennuyeux que du jersey noir, des kilomètres de jersey noir ?

Le vêtement est simple et il n’y a pas grand-chose à dire dessus. Mais j’en ai bien bavé pour le finir, alors il méritait bien son article quand même.

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J’en étais là quand je me suis aperçue qu’il y avait un souci.

Le modèle est une création de Jane Richmond, celle à qui l’on doit mon article le plus dithyrambique à ce jour (oui j’ai checké l’orthographe avant de poster).

La première fois que je l’ai commencé, c’était avant Halloween, j’ai choisi la taille M, et c’était parti pour 3 semaines / 1 mois. Passé ce temps, j’ai enfin regardé ce que j’étais en train de faire et remarqué qu’on pouvait en mettre 2 comme moi là-dedans ! Hop, détricotage, on recommence tout, en taille S cette fois.Entre temps Noël est arrivé, j’ai mis de côté mon tricot pour faire mes cadeaux maison, et je suis tombée à court de laine vers mi-janvier. Le temps que je me décide à en racheter, j’ai fini mon pull mi-février environ.

Une fois terminé, je l’ai trouvé encore un peu grand, et pas très ajusté, alors je l’ai porté avec une chemise dessous, pour le « remplir ». Je pense que c’était la première fois depuis le collège que je portais une chemise sous un pull, j’avais oublié à quel point je déteste ça. Je le trouvais lourd, gros, informe, j’étais mal à l’aise, engoncée. Mais vu le temps passé dessus, il n’était pas question de le remiser au placard sans le porter au moins une journée !

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Le lendemain je l’ai réessayé sans chemise, sans trop y croire. C’est tout de suite beaucoup mieux ! Effectivement les manches sont larges, mais je m’y ferai (et le premier qui me dit « ben pourquoi tu les retricotes pas avec moins de mailles », je lui fais bouffer mes aiguilles. Je ne plaisante pas). Il est très confortable, pas lourd du tout, ce n’est certes pas le vêtement le plus habillé que je possède, mais pour aller au ciné un dimanche de brouillard, il n’en faut pas plus.

Un grand merci à ma copine d’orchestre Mélisa qui m’a donné la laine, c’est la Aviso de Phildar, il m’a fallu 11 pelotes 1/2 très précisément (c’est conforme aux recommandations du site qui conseille 13 pelotes pour un pull taille 42).

Garde-robe capsule 2017, Février : la chemise Simon, pour homme exigeant

On dirait que j’ai pas bien compris le principe de la garde-robe capsule, en fait. Je me suis aperçue ce week-end que c’est censé être 12 pièces parfaitement assorties, un vrai ensemble quoi. Moi j’ai pas du tout envisagé le schmilblick sous cet angle, je me suis arrêtée à « coudre 12 vêtements différents sur l’année », et la cohérence, on s’en balance.

Comme je ne trouvais pas d’inspiration pour ma chemise de février, je me suis dit que j’allais profiter du challenge pour faire une chemise pour mon homme (j’aime pas du tout cette expression : « mon homme ». Mais la plupart des alternatives sont trop prout-prout, trop formelles, trop… TROP. Appelons-le Pierre, ce sera plus simple) pour Pierre, disais-je.

11 pièces pour moi, une pour lui : c’est équitable. Je vous vois venir, « ouah l’autre c’est pas ça équitable ! » Que je vous décrive le phénomène : Pierre c’est pas le genre de type qui laisse sa femme acheter n’importe quoi chez Jules et qui porte tout sans broncher. Il choisit. Il a des exigences. Quand il trouve une fringue qui lui plaît, c’est presque aussi rare que la comète de Haley, alors il l’achète en 5 exemplaires parce que c’est pas près de se reproduire.

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Représentation fidèle de la dernière fois que Pierre a acheté des vêtements, ça s’est passé exactement comme ça. C’était il y a 3 ans, on ne l’a plus revu en cabine d’essayage depuis.

Coudre pour lui, c’est prendre le risque d’y passer 2 jours et d’y laisser du pognon, pour s’entendre dire « j’aime pas ». Il m’a même dit lui-même que je ne dois surtout pas tricoter pour lui, le risque que ça ne lui plaise pas est bien trop élevé et il sait que c’est très long (surtout quand on doit tout recommencer systématiquement au moins une fois comme moi).

Pour sa première chemise, j’ai donc tenté de limiter la casse : j’ai choisi le patron gratuit de la chemise Simon par Make my Lemonade, et de la popeline noire toute simple trouvée chez Toto pour 8 euros.

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J’ai fignolé les détails : col intérieur cousu à la main, boutonnières soignées, coutures anglaises même quand ce n’était pas indiqué sur les explications…

J’ai modifié le patron pour faire disparaître les plis du dos et la patte. Je n’ai pas mis la poche non plus, ça c’est juste parce que j’avais la flemme et de toute façon, qui se sert de cette poche ? (si vous me répondez « bah quoi c’est la bonne taille pour mettre son paquet de clopes », sachez que je vous juge).

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Après plusieurs essayages, on a trouvé la longueur qui lui convient : je pense qu’on a retiré 6 bons centimètres à l’arrière et 3 à l’avant. Je n’ai pas fait un ourlet de 2 cm comme indiqué dans les explications, je préfère les chemises avec un ourlet plus fin.

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Au final, il aime bien le haut : les épaules tombent bien, le col est pile comme il aime quoique pas assez rigide.

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Malgré les modifications, ça reste trop large à son goût : j’ai commencé à me lancer dans des pinces verticales, 2 devant et 2 derrière, mais ça faisait un effet « jupette » près de l’ourlet très disgracieux ! Mais si je coupe dans la largeur, je vais devoir remonter encore l’ourlet et Pierre va se retrouver avec un crop top.

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Mouais. Je crois que ce serait plus simple de trouver directement un patron de chemise ajustée sur laquelle il ne resterait que du fignolage à faire, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Autre solution : je pourrais appliquer les modifications sur le papier avant de couper le tissu, et ainsi créer mon propre patron, puisque je n’en ai pas encore trouvé qui convienne à 100% à Pierre (oh le beau défi !)

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A la réflexion, si lui n’aime pas les chemises larges, moi par contre, je n’ai rien contre un style un peu masculin… Finalement, elle est quand même pour moi cette chemise ! On n’est toujours pas dans la cohérence (quoique, le pantalon oversize avec la chemise trop large, on tient un fil conducteur) mais ma garde-robe capsule contiendra bien 12 pièces, l’honneur est sauf !

Amigurumi #3 : Pikiti la plante verte

Ça faisait très longtemps que je n’avais pas posté d’amigurumi, j’en ai fait un en janvier et ça m’a fait du bien, ce petit projet rapide et purement décoratif.

Je suis la terreur des plantes vertes, la fossoyeuse des jardins. Je fais pourrir les cactus avec brio, à la limite la seule plante que je sais faire à peu près pousser, c’est l’herbe à chat, juste le temps qu’elle soit assez haute pour remplir son office de purgatif pour félin.

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Les plantes font certes une très bonne décoration d’intérieur, mais il vaut mieux pour tout le monde que je n’aie pas à m’en occuper.  Du coup, pour décorer mon bureau flambant neuf, j’évite la traditionnelle plante verte évidemment.

Ce que je ne sais pas faire en horticulture, je le rattrape en crochet. Quand j’ai vu passer une photo de Pikiti la succulente, je l’ai tout de suite imaginée sur mon bureau !

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Aussitôt dit, aussitôt fait ! Enfin… le temps de faire les 17 pétales, le pot, le terreau, il m’a bien fallu 2 semaines, mais ça valait le coup puisque je suis aujourd’hui l’heureuse propriétaire d’une plante qui ne me claquera pas dans les doigts.

 

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L’éthique, les animaux et le cri de la carotte

Je fais partie de ces personnes qui considèrent qu’on s’exprime aussi bien avec son portefeuille qu’avec son bulletin de vote.

Sachant cela, je fais naturellement aussi partie de ces personnes qui aimeraient bien que chacun de leurs achats corresponde à leurs valeurs, mais qui n’ont pas le budget qui va avec.

Par conséquent, je suis là encore pétrie de contradictions. Je suis contre les méthodes de management d’Amazon, je préfère soutenir un maximum les PME et autres artisans-commerçants établis en France, mais quand j’ai eu besoin de me faire livrer un produit très rapidement, j’ai souscrit au mois d’essai gratuit Amazon Premium pour être livrée le lendemain sans payer 10 euros de frais de port.

Dernièrement la blogueuse/youtubeuse Coline, de la chaîne « et pourquoi pas coline » a posté une vidéo sur la laine, et pourquoi les végans n’en portent pas :

(Remarquez qu’on peut parler véganisme sans juger, expliquer sans s’énerver, et par-dessus le marché rester polie dans les commentaires.)

En tant que consommatrice qui essaie de faire coïncider autant que possible ses convictions et ses achats, sa vidéo me donne à réfléchir aux matières que j’utilise pour mes hobbies. Je suis tiraillée entre mon envie de « bien » consommer, et mon adoration pour la laine mérinos… ça peut pas être vrai, ce qu’elle dit, hein ?

Mon esprit critique (et mon envie de me rassurer) me fait remarquer qu’elle ne cite pas de sources : d’où viennent ses infos ? Sont-elles fiables ? De même, quand elle parle de l’arrachage des poils des lapins angora, je me dis « oui mais si ça se trouve c’est pas des élevages français… il doit bien y avoir des normes différentes en France, plus respectueuses ! »

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Hein dis c’est pas vrai ?

En fait la question des normes appliquées en France, après recherche, n’est pas très pertinente. D’après les infos que j’ai trouvées (sur des sites non partisans), l’écrasante majorité de la laine vendue en France provient de l’étranger. Elle est achetée par lots à des négociants et sa traçabilité est pratiquement impossible. Même si je trouvais les normes d’élevage fixées par le ministère de l’agriculture ou par l’union européenne, ça ne me rassurerait pas sur le traitement des animaux qui ont fourni la laine que je tricote, qu’elle ait été achetée à une petite boutique française ou sur internet.

On dirait bien que je vais avoir du mal à refermer cette boîte de Pandore… Mais du coup, si je décide de ne plus tricoter de laine animale, il faut que je me tourne vers le coton ou les matières synthétiques, très discutables elles aussi écologiquement, et exit les petites boutiques de laine teinte à la main en France, je devrais retourner vers des marques plus conventionnelles… qui ne produisent pas en France. Du coup plus d’engagement local, fini les petites entreprises… qu’est-ce qu’on fait alors ? On arrête de tricoter et on achète nos vêtements made in China, et on engraisse les multinationales  ?

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En fait à moins de vivre en autosuffisance, il me semble impossible de vivre à 100% en accord avec tout ce qui me tient à cœur.

J’ai été végétarienne pendant environ un an, et j’essaie encore de ne pas trop manger de viande. Combien de fois j’ai pu entendre « et la carotte, si ça se trouve elle a mal quand tu la coupes » (« wow tu as tellement raison ! LIBERONS – LES CAROTTES ! LIBERONS – LES CAROTTES ! » said no vegan ever). Combien de fois j’ai pu entendre/lire : « ah ouais t’es écolo mais tu conduis une voiture, donc tu pollues, et tes vêtements sont fabriqués en Chine, donc tu t’intéresses plus au bien-être animal qu’aux enfants qui ont fabriqué ton pantalon. » Certes. Mais toi aussi tu t’habilles chez H&M, et toi aussi, t’as une voiture, donc sur ces points tu pollues autant que moi, mais toi en prime tu manges de la viande, donc tu auras beau pointer tous les défauts que tu veux dans mon comportement, fous-toi de ma gueule si tu veux, ça n’invalide pas mon discours et ça n’efface pas les défauts de TON comportement. La paille, la poutre, l’œil du voisin, tout ça.

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C’est là que je dois me souvenir que je n’ai pas à me sentir responsable personnellement de tout ce qui ne va pas dans le monde. Je suis consciente de ce qui ne va pas, j’essaie de donner une direction à mon comportement, en faisant au mieux avec mes moyens, et c’est déjà plus que ce que font la plupart des insurgés du cri de la carotte. L’engagement ce n’est pas un concours permanent. Je fais déjà ce que je peux à mon petit niveau, je sais que ce n’est pas parfait mais je m’en contente pour le moment.

Même si la vidéo de Coline m’a ouvert les yeux sur une problématique que je ne connaissais pas (ou que je feignais de ne pas connaître, en tout cas), je ne pense pas que je changerai d’avis, du moins pour l’instant. En attendant de trouver LA marque qui proposerait un fil synthétique non polluant, produit en France de façon artisanale et qui ne coûte pas 3 mois de salaire, je continuerai sûrement d’acheter de la laine mérinos, mais je le ferai en sachant ce qu’il en est des conditions d’élevage. Par contre pour l’angora et le cachemire… je crois que c’est mort. Si mon comportement ne change pas dans l’immédiat, l’idée fera peut-être son chemin ?

Ma garde-robe capsule 2017, janvier : Haut-Pantalon Louis Antoinette

Hier on cherchait dans quel sens rouler pour sortir de table après le réveillon de Noël, et aujourd’hui c’est déjà l’heure de présenter le projet de janvier pour le challenge #jecoudsmagarderobecapsule2017. Incroyab’.

J’avais décidé pour janvier de coudre un pantalon années 40, très large en bas, à la taille très haute et cintrée. Je n’avais pas envie de m’embarquer dans un projet trop compliqué, ou dont les finitions pouvaient être moches : une braguette, des boutonnières, des poches en biais (ou pire, des poches passepoilées), c’est autant de complications possibles, et pour bien commencer l’année je préférais tabler sur la sécurité. Technique fourbe et lâche, mais efficace.

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Le Haut-Pantalon de Louis Antoinette correspond exactement à mes critères. On ne voit peut-être pas tout de suite son côté rétro : tel qu’il est présenté sur le site de la marque, il a même l’air très moderne voire avant-gardiste, sauf que je traine beaucoup sur les Instagram de pin-ups modernes. J’y ai découvert les « slacks », les pantalons amples à la taille serrée des années 40, et il ne m’a pas fallu longtemps pour repérer les similitudes entre ça :

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Et ça :

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Louis Antoinette propose les patrons vendus seuls, ou bien en kits contenant le tissu et toute la mercerie nécessaire pour réaliser le modèle tel qu’on le voit sur la photo. Comme je le voulais gris je n’ai acheté que le patron et je me suis fournie en toile de tweed grise chez Rascol.

J’avais déjà été conquise par le montage et les explications de la Chemise aux 3 cols de Louis Antoinette, tirée de la même collection-capsule. C’est confirmé, quand on les lit c’est d’une simplicité bluffante (et j’en connais qui devraient en prendre de la graine si tu vois c’que j’veux diiiiiire…

Au moment de coudre la ceinture j’ai du recommencer ma pièce car elle était trop petite, il me manquait quatre bons centimètres au moment de l’épingler. Est-ce une erreur sur le patron ? Je pencherais plutôt pour une inattention de ma part au moment du décalquage, j’ai du couper un 34 ou 36 au lieu du 38. Une fois ce petit problème réglé, la suite de la réalisation a été tellement facile que j’ai poussé le perfectionnisme jusqu’à coudre l’intérieur de la ceinture à la main, alors qu’il y a quelques mois je ne me serais pas embêtée et j’aurais cousu à la machine.

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Les seuls endroits pas évidents à réussir sont le haut et le bas de la poche de droite, j’ai du cranter le tissu trop loin, j’avais des trous. Je les ai réparés avec un point zigzag très serré, et ça ne se voit presque pas.

L’ourlet n’est pas top non plus. J’avais l’intention de le coudre à la main lui aussi, mais j’avais passé plus d’une heure à déterminer la bonne longueur, il était quasiment 22h, j’avais juste envie de terminer pour enfin le porter.

Louis Antoinette a pensé aux gens qui souhaiteraient porter le Haut-Pantalon avec des échasses, et j’ai bien du couper un bon 10 cm avant de commencer à penser à l’ourlet. J’ai fixé la hauteur de mon ourlet de façon à pouvoir le porter avec des bottes à talons, du coup il traine un peu à terre avec des chaussures plates et je le raccourcirai peut-être encore, ce qui fait que j’aurai retiré pas loin de 20 cm sur la longueur initialement prévue sur le patron.

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Conclusion:

  • Je crois que je n’avais jamais cousu de vêtement aussi facile. Si le style vous plait et que vous avez envie de tester un premier pantalon sans risquer de trop vous planter, allez-y !
  • Il est aussi extrêmement confortable (forcément, c’est très large, on s’y sent bien plus à l’aise que dans un slim super serré) et très classe.
  • Étonnamment, malgré son originalité il peut aussi aller avec tout puisqu’il est très versatile, de l’ultramoderne comme on le voit porté sur le site de Louis Antoinette, au total look pin-up des années 40.
  • Le challenge #jecoudsmagarderobecapsule2017 s’annonce très bien ! J’aime beaucoup la facilité d’avoir déjà défini ce que je ferai le mois prochain, au fil de l’année ça m’évitera la panne sèche quand je serai en manque d’inspiration. Je n’ai pas cherché à coordonner mes vêtements ou à donner une cohérence particulière à l’ensemble, mais ça aurait été une bonne idée.

 

Haut-Pantalon Louis-Antoinette
Version longue
Taille 38
Toile de tweed gris clair Rascol

Maudite

En ce moment je suis maudite, je rate tout ce que je touche. Oui, bon, j’exagère, je sais. J’ai réussi pas mal de trucs, par exemple j’ai trouvé le patron parfait pour faire des nœuds papillon et j’en ai offert une tripotée à Noël. Mais à part ça, depuis fin novembre, je rate quand même plein de trucs, on dirait que je le fais exprès.

Le pull raglan Jane Richmond

Depuis que j’ai découvert les patrons de tricot en « top down » et sans couture, je ne m’imagine pas tricoter autrement, c’est tellement agréable de pouvoir essayer son vêtement sans passer par la case couture, et même au cours de la réalisation !

Enfin, quand on pense à le faire, en fait, parce que pour celui-ci, je n’ai rien essayé du tout, et je me suis aperçue aux 3/4 qu’il était vraiment beaucoup trop grand.

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On reprend tout depuis le début, et arrivée la moitié de la seconde manche, je m’aperçois que je n’ai plus de laine. Ras le bol de tricoter encore et toujours la même chose ! Le joli pull attend encore que je me décide à bouger mon lard jusque chez Phildar.

Le châle Rosewater

Celui-là c’est un cadeau que j’ai offert à ma correspondante.

Mon échantillon était un millipoil trop petit, seulement 5 mm en largeur, mais je n’ai pas voulu prendre des aiguilles plus grosses, j’avais l’impression que les mailles se tenaient mieux avec des petites aiguilles.

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Le châle terminé doit normalement faire 1,80m de long, et il faut croire que j’ai tricoté plus serré que pendant mon échantillon, car mon châle terminé, bloqué, étiré au maximum était 40 cm trop petit.

C’est reparti avec les aiguilles de la taille au-dessus, et là, miracle, il est parfait : prêt à offrir. Et comme le « raté » est quand même joli, je le garde pour moi, tout n’est pas perdu.

Le manteau Vogue 9136

C’était le projet du mois de décembre, je voulais me coudre un manteau. Je trouve le patron, le Vogue 9136, j’achète le tissu, jusque-là ça va.

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J’avais déjà acheté un patron « Vogue Vintage » qui m’avait filé des sueurs froides rien qu’à lire les explications en français. Après avoir passé 2 jours à tout retraduire en français, j’avais finalement laissé tomber le projet parce qu’avec ses 65 étapes il m’avait l’air franchement trop difficile pour moi.

J’ai mis ça sur le compte de la catégorie « Vintage » : si les explications datent vraiment des années 50, à l’époque les traducteurs EN-FR compétents aux USA ne couraient peut-être pas les rues ?

Cette fois-ci j’ai tiqué quand j’ai vu que c’était Vogue, mais je me suis dit que comme c’était un « super easy » et plus actuel j’aurais sûrement moins de difficultés.

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Sérieusement ?? On est à 3 clics de n’importe quel traducteur diplômé partout dans le monde, et les explications sont toujours aussi incompréhensibles ! Sans parler des erreurs de formatage, il y a des guillemets partout à la place des lettres accentuées… ça vous arrive de relire ? Sérieusement les gens de Vogue, j’ai la chance d’être douée en langues alors ça ne m’empêchera pas de coudre mon manteau en suivant les explications en anglais, mais les gens qui savent pas, ils font quoi ? Ils se disent « je viens de mettre 15 balles dans le vent, tant pis pour moi »?

A la couture c’était une catastrophe, ma machine, bien que vaillante, n’est pas faite pour supporter autant d’épaisseur, et le tissu ne devait pas être adapté au modèle car ça tombe n’importe comment. Et c’est trop grand, aussi, vraiment beaucoup trop grand.

J’ai essayé des manteaux dans ce style en magasin, donc à la bonne taille et dans un tissu approprié et… j’aime pas du tout. Je ne sais pas ce qui m’a pris, c’est aux antipodes de ce que je porte habituellement : taille inexistante, oversize, du style, où ça ? Bref, pas pour moi du tout, en fait.

Le cropped sweater

Encore un modèle sorti de Ravelry, je l’imaginais parfaitement dans la laine Mango que j’ai reçue en cadeau à Noël, une laine polaire toute douce, une fois tricotée on dirait un doudou.

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Comme c’est une plaie à tricoter, les rangs avec des YO (les rangs à troutrous) n’étaient pas vraiment envisageables, je perdais une maille sur 2 sans espoir de la retrouver tant les mailles se confondent, j’ai donc remplacé par 3 rangs normaux pour quand même avoir la même longueur à la fin. Je ne sais pas si c’est mes ajustements ou juste mon échantillon qui n’était pas bon, mais encore une fois, à l’essayage:

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Je suis tentée de laisser tomber, mais j’imagine si bien le pull fini, je vais le refaire quand même. Avec des aiguilles plus fines, une taille en-dessous, en mesurant régulièrement… est-ce que je réussirai en 2017 à finir un tricot du premier coup ? Si ça arrive, vous en serez les premiers informés !