6 mois sans nouvelles…

… ou plus j’ai pas compté…

Donc je n’ai pas donné de nouvelles pendant hyper longtemps parce qu’un projet en a chassé plein d’autres : nous avons acheté une maison.

Il a donc fallu emballer la machine à coudre (toujours pas déballée) et laisser de côté les petits projets fringues pour déménager et se concentrer sur le méga projet, retaper cette baraque !

Comme on va faire énooormément de choses nous-mêmes, pourquoi ne pas se servir du blog pour y mettre des photos avant/après, parler de l’avancée du truc, et continuer de temps en temps à poster mes projets tricot (parce qu’il y en a, mais ils avancent douuuucement…)

On a commencé par débusquer pas mal de surprises que nous appellerons des aberrations tellement c’est haut sur l’échelle de la WTFerie:

  • des éclairages et interrupteurs à portée de main sous la douche, Alexandriiiie Alexandraaa très peu pour moi merci. Et il aurait fallu que je prenne des photos dudit éclairage fait maison parce que niveau design ça valait son pesant de cacahouètes, mais on n’a même pas attendu 24h pour les retirer tellement c’était dangereux
  • du parquet découpé autour de meubles qui ne sont plus là (« j’avais la flemme de bouger l’armoire , elle était lourde » qu’il nous a dit le vendeur)
  • du lambris découpé autour des radiateurs (la flemme, encore, sans doute)
  • un système d’aération qui communique probablement avec la boucherie d’à côté on ne sait comment (ça sent la viande dans les toilettes…)
  • « un seul fusible pour les gouverner tous » : l’électricité (chauffage, éclairage et prises) est sur un seul fusible pour les 2 étages, tous les gros appareils (four, lave-vaisselle, machine à laver, frigo) sont sur le même fusible également. Ça ne vous parle peut-être pas mais non, ce n’est pas comme ça qu’on fait, normalement.

Bon à un moment on a arrêté de regarder de trop près parce que dans chaque pièce on en découvrait de bonnes ! On s’est attaqués au grenier, où nous allons faire notre chambre. C’est la pièce la plus simple puisque rien n’y a été fait, même si elle était habitée : il y avait bien une ampoule au plafond et une prise électrique dans un coin, mais en-dehors de ça, pas de parquet, isolation minimale, pas de placos… on imagine que ça devait être vachement sympa pour l’ado qui dormait là. L’avantage c’est qu’on repart de zéro, on n’a pas à composer avec l’existant fait n’importe comment.

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Avant (s’il est nécessaire de le préciser)

Après 2 mois de travaux, nous avons :

  • passé des câbles électriques : 1 câble pour l’éclairage, 1 pour les prises, pour chaque pièce (si le système de chauffage était électrique, on en aurait mis un autre)
  • passé des câbles éthernet, 1 de chaque côté du lit, 1 là où on installera un petit bureau
  • isolé
  • plaqué
  • installé plus d’éclairage : un spot pour éclairer la rampe d’escalier, 4 pour les soupentes, des prises électriques de chaque côté du lit pour des lampes de chevet et réveils

 

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Voilà où nous en sommes. Prochaine étape, les enduits, ensuite il nous reste à peindre et choisir un parquet… et le poser.

On en voit le bout, mais avec les beaux jours qui reviennent on a aussi très envie de s’occuper de la terrasse (première fois qu’on a un petit extérieur à nous !) et on laisse un peu de côté cette pièce parfois… mais bon il faut savoir se ménager des petits moments de détente pour ne pas devenir complètement obnubilés et en venir à détester cette maison.

La suite bientôt j’espère !

 

 

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Les outils inutiles #1: les aiguilles à torsades

Le problème avec le DIY c’est les fournitures : plus on en a, plus il nous en faut. Ce ne serait pas un problème si on avait une pièce exprès pour ça, moi j’ai jamais dit « ah lala il y a trop de place ici, avec quoi je pourrais bien remplir cette pièce ? » Alors je dis que je suis adepte du minimalisme, ça fait mieux que « je suis radine et de toute façon j’ai pas la place ».

Donc comme ma radinerie mon minimalisme s’applique aussi aux loisirs créatifs, et que je ne dois pas être la seule que ça soule de devoir racheter des fournitures à chaque fois que j’entreprends un projet, j’ai décidé d’inaugurer une nouvelle catégorie d’article, dans laquelle je partagerais mes astuces de radasse pour éviter d’acheter certaines fournitures qu’on imagine absolument indispensables, mais dont il est finalement très simple de se passer.

Commençons par les aiguilles à torsades.

Le principe, quand on fait une torsade, c’est qu’on met quelques mailles sur une aiguille auxiliaire – on les prend sur l’aiguille gauche et on les met sur une aiguille double pointe coudée – on la met soit derrière, soit devant l’ouvrage selon le motif voulu, on tricote les mailles suivantes sur l’aiguille gauche, puis tricote les mailles de l’aiguille auxiliaire en les prenant par la pointe droite. En photos ça se comprend mieux :

  1. La maille est sur l’aiguille auxiliaire

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2. L’aiguille auxiliaire est placée derrière les aiguilles « normales »

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3. On tricote les mailles suivantes selon les explications du modèle

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4. Et enfin on tricote la maille qui se trouve sur l’aiguille auxiliaire

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5. Résultat:

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Ce petit accessoire existe bien sûr dans toutes les tailles, mais en fait, il ne sert pas à grand-chose parce qu’il existe une technique toute simple pour faire une torsade avec une aiguille normale.

Prenez une aiguille lambda, si possible de la même taille que celles que vous utilisez pour votre modèle, ou un petit peu plus grande (pour que les mailles tiennent bien dessus). Comme j’utilise des aiguilles circulaires démontables, je vais utiliser une pointe d’aiguille, mais ça marche aussi bien avec une aiguille droite.

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Le début c’est comme d’habitude : on fait juste glisser les mailles sur l’aiguille supplémentaire.

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Ensuite on fait son motif normal, puis, au lieu de tricoter directement les mailles en les prenant par la droite sur l’aiguille auxiliaire (bah oui c’est impossible avec une aiguille droite, il y a un truc au bout qui t’en empêche, duh) on les remet simplement sur l’aiguille gauche. Et là on les tricote normalement. Et c’est tout.

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Ça ne prend pas plus de temps, j’aurais même tendance à dire que ça en fait gagner puisqu’on ne passe plus son temps à chercher cette saloperie d’aiguille à torsade qui sert tellement rarement qu’on sait plus où on l’a rangée la dernière fois !

Il faut *juste* faire attention à ne pas laisser tomber l’aiguille auxiliaire, au risque de laisser les mailles s’échapper – c’est pour ça que je conseille de choisir une aiguille une demi-taille au-dessus.

Maintenant que vous n’avez pas besoin de s’équiper en aiguilles inutiles, votre budget laine est plus conséquent et vous pouvez tricoter encore plus qu’avant !

 

Accessoires et bonnes résolutions

Il y a des gens qui prennent de bonnes résolutions à la rentrée. Moi je le fais pas ça marche jamais. J’en veux pour preuve le challenge de la garde-robe capsule 2017, résolution prise en janvier et que j’ai tenu le temps de 2 projets, la grosse blague.

Ma dernière résolution non tenue en date était celle de faire une pause dans le tricot,  je commençais à ressentir des douleurs dans toutes les articulations et je devais absolument m’arrêter avant que ça devienne chronique. Pour m’y tenir j’ai décidé de ne pas prévoir de nouveau projet pendant deux semaines, et donc de ne pas acheter de laine. Résolution que j’ai tenue environ 3 jours, c’est le temps qu’il m’a fallu pour trouver quoi faire des restes des pelotes que j’avais commandées pour des projets précis et que je n’avais pas finies.

J’ai bricolé des sacs de courses, parce qu’il y en a marre de se pointer à la caisse du supermarché et de se rendre compte qu’on a oublié d’amener les cabas. Du coup on en achète un nouveau, et on se retrouve avec un placard à cabas. Ces sacs-là, on n’est pas près de les oublier puisqu’ils sont presque des accessoires de mode à eux tout seuls.

Voici le premier :

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Les sacs-filets j’ai toujours trouvé ça affreux, mais comme tout ce qui est vieux finit toujours par revenir à la mode, les modèles fleurissent sur la toile et à force de les voir, j’ai eu envie d’en tester un aussi.

J’ai utilisé un fil Bella de Drops : un mélange lin-viscose-coton bleu qu’il me restait d’un projet que je n’ai pas encore présenté.

C’est après l’avoir terminé que j’ai compris l’intérêt du sac filet : il est tout petit quand il est vide, mais il s’étire, s’étire, s’étiiiiiire à mesure qu’on le remplit, c’est un peu le sac de Mary Poppins : plus on en met, plus on peut en mettre. Voyez plutôt :

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En fait c’est le projet idéal pour finir les 2-3 pelotes qui trainent et qui ne seraient pas suffisantes pour faire un vêtement. C’est aussi hyper facile puisque très répétitif (on va pas se mentir) et on peut à peu près faire n’importe quoi, c’est pas très grave. Par exemple je me suis plantée un nombre incalculable de fois dans les explications, je n’ai pas le bon nombre de mailles à la fin, les anses ne sont pas espacées comme il faudrait, et… ça se voit pas, c’est magique !

J’en ai vite fait un deuxième, cette fois sans faire d’erreur en suivant les explications, et en utilisant un fil coton un peu plus lourd et moins agréable à tricoter mais parfait pour les accessoires :


C’est tout pour cet article de rentrée !

Chemise Mookai

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Aujourd’hui c’est le début des soldes, et je me rends compte que depuis que je couds, je n’achète presque plus de vêtements : à chaque fois que j’en vois un, je me dis « tiens on dirait le patron Trucmuche de chez Machin, je pourrais aussi bien le faire moi-même du coup », et combien de Areli ou de Suzon on a pu voir ce printemps ? Combien de top hippies de Vanessa Pouzet ? Du coup je n’achète plus vraiment de vêtements, ou en tout cas plus aussi souvent, mais comme je couds principalement des robes ou des pantalons, ou encore des jupes, je manque vraiment de petits tops originaux.

Ce printemps j’ai eu un coup de cœur pour absolument toute la collection capsule de Kookai, celle avec les petites broderies de coccinelles, les rayures bleues et blanches et les chemisiers à cols en forme de fleur. J’ai donc décidé de me faire une chemise ressemblante, e que s’appelorio Mookai, parce que ça ressemble à Kookai mais ça n’en est pas vraiment.

 

Photos prises sur le site de Kookai, cliquez dessus pour accéder à l’e-shop

J’ai choisi le coton TamTam Cherry vendu chez Cousette. Je ne m’attendais pas à avoir autant de mal à trouver du coton brodé en magasin, alors que ça fait un carton dans le prêt-à-porter cette saison, la logique voudrait que ce soit la même chose en tissu ? Bref.

 

J’ai hésité à acheter Mélilot, qui objectivement est la chemise qui ressemble le plus au modèle, mais j’ai tout de même une préférence pour les chemises plus ajustées, et par chance le blog de Biquette « Erreurs et Essais » en propose un patron gratuit ! (et depuis j’ai trouvé la sœur jumelle de Mélilot dans un bouquin, mais je l’ai pas encore cousue).

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Pour retrouver l’originalité du col de la chemise qui m’a inspirée, il fallait que je le redessine. J’ai dessiné des arrondis de 6 cm de long et 1 cm de hauteur à main levée sur la ligne de coupe du patron. Ce n’est pas grand-chose, et pourtant ça adoucit beaucoup le côté formel, classique du vêtement.

Vous me pardonnerez le tissu froissé, il faisait une chaleur à crever quand j’ai pris les photos et je n’avais pas le courage de sortir le fer à repasser.

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Je personnalise de plus en plus mes réalisations, et j’aime beaucoup ça ! Bon ça reste des trucs faciles, comme la fermeture de mon Haut-Pantalon, et bien souvent je fais mon truc à l’arrache, mais c’est un bon début 🙂

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J’ai coupé la taille 40 et tout fait en une après-midi. J’ai opté pour des coutures anglaises partout parce que ma surjeteuse refusait de s’enfiler, et de toute façon je trouve le rendu infiniment plus joli comme ça.

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Cette chemise est la première d’une série, pas forcément longue, mais en tout cas suffisamment conséquente pour renflouer mon stock de petits hauts.

Sur ce, je me taille en vacances, mais j’ai déjà plein d’idées de trucs à faire en rentrant 😉

Haut-Pantalon d’été

Je pense que le Haut-Pantalon de Louis Antoinette est définitivement mon vêtement préféré de tous les temps, rien que ça.

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Je l’avais déjà adopté en version hiver, et je l’aime encore plus en version été : il est tout aussi facile à coudre et tout aussi classe, et côté confort, on est quelque part entre un pyjama et un autre pyjama. C’est bien simple, il m’a sauvé la vie ce week-end de canicule ! Avec un short ou une jupe courte j’aurais certainement attrapé des coups de soleil atroces et eu bien plus chaud que dans ce chambray ultra léger.

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J’ai trouvé le tissu sur le site de Rascol, c’est un chambray composé à 80% de coton et 20% de polyester. La couleur m’a un peu surprise à la réception car il a l’air beaucoup moins vif sur le site, mais au final ça me plait aussi comme ça.

Comme je savais qu’il serait facile à coudre pour en avoir fait l’expérience en janvier, j’ai décider de jouer un peu avec le modèle et de le modifier à la ceinture.

Déjà, j’ai placé la fermeture façon braguette, donc le curseur s’arrête avant la ceinture.

Puis, comme je n’aime pas le contact de la fermeture éclair sur la peau, j’ai dessiné une patte, toujours façon braguette, qui se fixe sur le pantalon une fois la fermeture cousue. Images dans l’ordre de fabrication :

A gauche : Tissu thermocollé, à droite : bord arrondi cousu, retourné, surpiqué

A gauche : bord droit surfilé, à droite : le tout attaché à la fermeture

Vous remarquerez que la patte est quand même plus courte que la fermeture… mais ça marche quand même : ça ne pique pas, en ce qui me concerne, mission accomplie.

Ensuite, comme la ceinture est un simple rectangle il suffit de la couper plus longue pour prendre en compte la longueur de la patte (6 cm ici) et j’ai ajouté aussi 4 cm de l’autre côté pour intégrer un bouton (attention à ne pas oublier les marges de couture).

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Le seul défaut de ce pantalon, c’est qu’il est tout seul dans mon placard, il lui faut un petit frère !

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Ma première jupe sur mesure

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Ça m’arrive de me foutre de la pomme de Pierre et de ses lubies vestimentaires, mais il faut reconnaitre qu’avoir un amoureux qui a l’œil pour dénicher les belles choses, ça a ses bons côtés. Comme par exemple, quand on est sur le point de repartir bredouilles de chez Toto, et qu’il lance, « tiens, t’as vu ce tissu, il est sympa ! Tu devrais en prendre. »

C’était de la suédine grise avec des découpes et un bord en arrondis (je sais pas comment ça s’appelle en vrai). Je dis « mouais pourquoi pas, mais pour faire quoi ? » « – Une jupe, taille haute, pas trop évasée, attends je te montre. » Il avait en tête ça ou encore ça.

Bon, pourquoi pas, je prends 2 mètres et je me dis que je trouverai le patron plus tard (alors que je déteste faire ça).

Le patron de jupe trapèze auquel je pensais n’allait pas convenir puisque le bord du bas était en arc de cercle et pas droit, et je me doutais qu’avec mon tissu, dont je voulais garder le bord en arrondis (je sais toujours pas) ça ferait des coins pas très jolis.

J’ai cherché dans ce que j’avais un patron de jupe droite, ou portefeuille, mais rien. Je pense qu’il y a un an j’aurais eu la frousse de me lancer sans patron. Mais cette année la pingrerie a été plus forte, j’ai googlé « tuto patron jupe droite gratuit », et je suis tombée, non pas sur un patron tout fait, mais sur les explications pour dessiner le patron à mes mesures.

Et me voilà partie à prendre mes mesures, et à dessiner ma jupe consciencieusement, mais sans avoir les bons outils, j’ai fait avec les moyens du bord : l’arête d’une BD a servi d’équerre (heureusement que j’utilisais de la nappe en papier avec des petits motifs carrés pour me guider) et j’ai fait les arrondis à main levée, n’ayant ni compas ni perroquet. J’étais super concentrée, j’ai tout bien fait les calculs sur le téléphone de Pierre, même les plus faciles pour être sûre de ne pas me planter. Quand je lui ai rendu le téléphone, il affichait encore le dernier calcul : 11+1=12. J’ai pas fini d’en entendre parler.

Au départ je voulais la faire assez courte, comme sur les photos que Pierre m’avait montrées, mais j’ai eu la présence d’esprit de remarquer que les découpes montaient quand même vachement haut, et que si je faisais ma jupe version mini, j’allais montrer plus que mes genoux. Ce sera donc une version midi pour commencer.

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Une fois le patron dessiné, y a plus qu’à !

Alors effectivement, c’est à mes mesures, mais pas 1 cm de plus, c’est-à-dire que je me suis sérieusement posé la question : ce soir je choisis, est-ce que je mange ou je respire ? C’est donc une jupe qui se porte le ventre vide, et debout si possible. En fait j’ai oublié de prendre en compte l’aisance à la taille au moment de calculer la taille des pinces, et maintenant que je relis le blog sur lequel j’ai pris les explications, les 2cm sont ajoutés dans le calcul mais ce n’est pas expliqué, d’où mon erreur.

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Mis à part ce problème de taille, je trouve qu’effectivement le tissu convient très bien pour cette forme de jupe, elle pourrait devenir un indispensable de ma garde-robe !

 

Ce qu’il y a de bien c’est qu’il me reste encore 1m50 de tissu et que je peux toujours redessiner le patron et recommencer. Mais je voulais quand même partager ce premier essai, déjà un peu pour me la péter parce que malgré le problème de taille, elle n’est pas mal du tout ; et aussi pour me souvenir des modifications à apporter. On note donc :

  • L’aisance c’est capital si on veut pouvoir vivre dans ses fringues ;
  • La ceinture manque de tenue, peut-être utiliser un autre tissu plus rigide ?
  • Le tissu est électrostatique et me colle aux jambes : je pense qu’une doublure pourrait régler le problème ;

 

Illustration du tissu qui colle aux jambes : la jupe crépite littéralement d’électricité statique

  • Et du coup, si je mets une doublure, je peux très bien la faire plus courte puisque les petits trous donneront sur le tissu (de la doublure) et plus sur ma peau (ou le tissu de ma culotte…). Mais comme j’aime bien aussi cette longueur, pourquoi ne pas faire les 2 ?

 

J’ai bien aimé dessiner mon propre patron, c’est une première pour moi, mais certainement pas la dernière !

Pakontante

Cette semaine un groupe de café tricot a mis à disposition de tous, gratuitement, ou pour 5 euros par impression (oui oui), 10 Go de patrons de tricot piqués sur le net à plus de 100 créateurs et créatrices indépendants. 

« Ah bah ouais mais on s’en fout c’est des PDF c’est pas vraiment du vol hein. » En fait je sais pas par où commencer pour expliquer à quel point c’est naze. 

Déjà on parle pas d’un patron que tu aurais acheté et que tu imprimes pour ta pote, on parle de 10 Go. Admettons qu’un patron pèse 8 Mo, on parle de 1280 patrons. Vous iriez voler 1280 magazines chez votre buraliste ? Je ne crois pas.

Ensuite, si vous les voulez ces patrons, a priori c’est qu’ils vous plaisent, j’en déduis que vous appréciez le travail de la centaine de créateurs et créatrices impactés par ce partage, et que vous aimeriez qu’ils continuent d’en proposer des nouveaux. Vous trouvez pas ça super con, de leur retirer leur gagne-pain, du coup ? Si tout le monde peut profiter de leur travail gratuitement, pourquoi ils se casseraient le cul à bosser à l’oeil ? 

Enfin, et surtout… un patron de tricot, ça coûte moins de 10 balles… faut-il être radasse. Si vous trouvez ça trop cher : achetez un magazine, c’est moins cher et il y a plus de modèles. Si 5 balles pour un magazines phildar c’est encore trop, en braderie des gens se débarrassent de collections complètes pour encore moins que ça. Et si vous voulez vraiment tricoter sans payer, il existe 15 000 patrons gratuits et en français sur Ravelry, et je suis sûre qu’il y en a bien d’autres encore sur le Web entier. Pas besoin de de rendre coupable de vol pour tricoter à l’oeil.