Chemise Mookai

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Aujourd’hui c’est le début des soldes, et je me rends compte que depuis que je couds, je n’achète presque plus de vêtements : à chaque fois que j’en vois un, je me dis « tiens on dirait le patron Trucmuche de chez Machin, je pourrais aussi bien le faire moi-même du coup », et combien de Areli ou de Suzon on a pu voir ce printemps ? Combien de top hippies de Vanessa Pouzet ? Du coup je n’achète plus vraiment de vêtements, ou en tout cas plus aussi souvent, mais comme je couds principalement des robes ou des pantalons, ou encore des jupes, je manque vraiment de petits tops originaux.

Ce printemps j’ai eu un coup de cœur pour absolument toute la collection capsule de Kookai, celle avec les petites broderies de coccinelles, les rayures bleues et blanches et les chemisiers à cols en forme de fleur. J’ai donc décidé de me faire une chemise ressemblante, e que s’appelorio Mookai, parce que ça ressemble à Kookai mais ça n’en est pas vraiment.

 

Photos prises sur le site de Kookai, cliquez dessus pour accéder à l’e-shop

J’ai choisi le coton TamTam Cherry vendu chez Cousette. Je ne m’attendais pas à avoir autant de mal à trouver du coton brodé en magasin, alors que ça fait un carton dans le prêt-à-porter cette saison, la logique voudrait que ce soit la même chose en tissu ? Bref.

 

J’ai hésité à acheter Mélilot, qui objectivement est la chemise qui ressemble le plus au modèle, mais j’ai tout de même une préférence pour les chemises plus ajustées, et par chance le blog de Biquette « Erreurs et Essais » en propose un patron gratuit ! (et depuis j’ai trouvé la sœur jumelle de Mélilot dans un bouquin, mais je l’ai pas encore cousue).

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Pour retrouver l’originalité du col de la chemise qui m’a inspirée, il fallait que je le redessine. J’ai dessiné des arrondis de 6 cm de long et 1 cm de hauteur à main levée sur la ligne de coupe du patron. Ce n’est pas grand-chose, et pourtant ça adoucit beaucoup le côté formel, classique du vêtement.

Vous me pardonnerez le tissu froissé, il faisait une chaleur à crever quand j’ai pris les photos et je n’avais pas le courage de sortir le fer à repasser.

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Je personnalise de plus en plus mes réalisations, et j’aime beaucoup ça ! Bon ça reste des trucs faciles, comme la fermeture de mon Haut-Pantalon, et bien souvent je fais mon truc à l’arrache, mais c’est un bon début 🙂

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J’ai coupé la taille 40 et tout fait en une après-midi. J’ai opté pour des coutures anglaises partout parce que ma surjeteuse refusait de s’enfiler, et de toute façon je trouve le rendu infiniment plus joli comme ça.

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Cette chemise est la première d’une série, pas forcément longue, mais en tout cas suffisamment conséquente pour renflouer mon stock de petits hauts.

Sur ce, je me taille en vacances, mais j’ai déjà plein d’idées de trucs à faire en rentrant 😉

Haut-Pantalon d’été

Je pense que le Haut-Pantalon de Louis Antoinette est définitivement mon vêtement préféré de tous les temps, rien que ça.

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Je l’avais déjà adopté en version hiver, et je l’aime encore plus en version été : il est tout aussi facile à coudre et tout aussi classe, et côté confort, on est quelque part entre un pyjama et un autre pyjama. C’est bien simple, il m’a sauvé la vie ce week-end de canicule ! Avec un short ou une jupe courte j’aurais certainement attrapé des coups de soleil atroces et eu bien plus chaud que dans ce chambray ultra léger.

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J’ai trouvé le tissu sur le site de Rascol, c’est un chambray composé à 80% de coton et 20% de polyester. La couleur m’a un peu surprise à la réception car il a l’air beaucoup moins vif sur le site, mais au final ça me plait aussi comme ça.

Comme je savais qu’il serait facile à coudre pour en avoir fait l’expérience en janvier, j’ai décider de jouer un peu avec le modèle et de le modifier à la ceinture.

Déjà, j’ai placé la fermeture façon braguette, donc le curseur s’arrête avant la ceinture.

Puis, comme je n’aime pas le contact de la fermeture éclair sur la peau, j’ai dessiné une patte, toujours façon braguette, qui se fixe sur le pantalon une fois la fermeture cousue. Images dans l’ordre de fabrication :

A gauche : Tissu thermocollé, à droite : bord arrondi cousu, retourné, surpiqué

A gauche : bord droit surfilé, à droite : le tout attaché à la fermeture

Vous remarquerez que la patte est quand même plus courte que la fermeture… mais ça marche quand même : ça ne pique pas, en ce qui me concerne, mission accomplie.

Ensuite, comme la ceinture est un simple rectangle il suffit de la couper plus longue pour prendre en compte la longueur de la patte (6 cm ici) et j’ai ajouté aussi 4 cm de l’autre côté pour intégrer un bouton (attention à ne pas oublier les marges de couture).

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Le seul défaut de ce pantalon, c’est qu’il est tout seul dans mon placard, il lui faut un petit frère !

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Ma première jupe sur mesure

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Ça m’arrive de me foutre de la pomme de Pierre et de ses lubies vestimentaires, mais il faut reconnaitre qu’avoir un amoureux qui a l’œil pour dénicher les belles choses, ça a ses bons côtés. Comme par exemple, quand on est sur le point de repartir bredouilles de chez Toto, et qu’il lance, « tiens, t’as vu ce tissu, il est sympa ! Tu devrais en prendre. »

C’était de la suédine grise avec des découpes et un bord en arrondis (je sais pas comment ça s’appelle en vrai). Je dis « mouais pourquoi pas, mais pour faire quoi ? » « – Une jupe, taille haute, pas trop évasée, attends je te montre. » Il avait en tête ça ou encore ça.

Bon, pourquoi pas, je prends 2 mètres et je me dis que je trouverai le patron plus tard (alors que je déteste faire ça).

Le patron de jupe trapèze auquel je pensais n’allait pas convenir puisque le bord du bas était en arc de cercle et pas droit, et je me doutais qu’avec mon tissu, dont je voulais garder le bord en arrondis (je sais toujours pas) ça ferait des coins pas très jolis.

J’ai cherché dans ce que j’avais un patron de jupe droite, ou portefeuille, mais rien. Je pense qu’il y a un an j’aurais eu la frousse de me lancer sans patron. Mais cette année la pingrerie a été plus forte, j’ai googlé « tuto patron jupe droite gratuit », et je suis tombée, non pas sur un patron tout fait, mais sur les explications pour dessiner le patron à mes mesures.

Et me voilà partie à prendre mes mesures, et à dessiner ma jupe consciencieusement, mais sans avoir les bons outils, j’ai fait avec les moyens du bord : l’arête d’une BD a servi d’équerre (heureusement que j’utilisais de la nappe en papier avec des petits motifs carrés pour me guider) et j’ai fait les arrondis à main levée, n’ayant ni compas ni perroquet. J’étais super concentrée, j’ai tout bien fait les calculs sur le téléphone de Pierre, même les plus faciles pour être sûre de ne pas me planter. Quand je lui ai rendu le téléphone, il affichait encore le dernier calcul : 11+1=12. J’ai pas fini d’en entendre parler.

Au départ je voulais la faire assez courte, comme sur les photos que Pierre m’avait montrées, mais j’ai eu la présence d’esprit de remarquer que les découpes montaient quand même vachement haut, et que si je faisais ma jupe version mini, j’allais montrer plus que mes genoux. Ce sera donc une version midi pour commencer.

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Une fois le patron dessiné, y a plus qu’à !

Alors effectivement, c’est à mes mesures, mais pas 1 cm de plus, c’est-à-dire que je me suis sérieusement posé la question : ce soir je choisis, est-ce que je mange ou je respire ? C’est donc une jupe qui se porte le ventre vide, et debout si possible. En fait j’ai oublié de prendre en compte l’aisance à la taille au moment de calculer la taille des pinces, et maintenant que je relis le blog sur lequel j’ai pris les explications, les 2cm sont ajoutés dans le calcul mais ce n’est pas expliqué, d’où mon erreur.

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Mis à part ce problème de taille, je trouve qu’effectivement le tissu convient très bien pour cette forme de jupe, elle pourrait devenir un indispensable de ma garde-robe !

 

Ce qu’il y a de bien c’est qu’il me reste encore 1m50 de tissu et que je peux toujours redessiner le patron et recommencer. Mais je voulais quand même partager ce premier essai, déjà un peu pour me la péter parce que malgré le problème de taille, elle n’est pas mal du tout ; et aussi pour me souvenir des modifications à apporter. On note donc :

  • L’aisance c’est capital si on veut pouvoir vivre dans ses fringues ;
  • La ceinture manque de tenue, peut-être utiliser un autre tissu plus rigide ?
  • Le tissu est électrostatique et me colle aux jambes : je pense qu’une doublure pourrait régler le problème ;

 

Illustration du tissu qui colle aux jambes : la jupe crépite littéralement d’électricité statique

  • Et du coup, si je mets une doublure, je peux très bien la faire plus courte puisque les petits trous donneront sur le tissu (de la doublure) et plus sur ma peau (ou le tissu de ma culotte…). Mais comme j’aime bien aussi cette longueur, pourquoi ne pas faire les 2 ?

 

J’ai bien aimé dessiner mon propre patron, c’est une première pour moi, mais certainement pas la dernière !

Garde-robe capsule 2017, Février : la chemise Simon, pour homme exigeant

On dirait que j’ai pas bien compris le principe de la garde-robe capsule, en fait. Je me suis aperçue ce week-end que c’est censé être 12 pièces parfaitement assorties, un vrai ensemble quoi. Moi j’ai pas du tout envisagé le schmilblick sous cet angle, je me suis arrêtée à « coudre 12 vêtements différents sur l’année », et la cohérence, on s’en balance.

Comme je ne trouvais pas d’inspiration pour ma chemise de février, je me suis dit que j’allais profiter du challenge pour faire une chemise pour mon homme (j’aime pas du tout cette expression : « mon homme ». Mais la plupart des alternatives sont trop prout-prout, trop formelles, trop… TROP. Appelons-le Pierre, ce sera plus simple) pour Pierre, disais-je.

11 pièces pour moi, une pour lui : c’est équitable. Je vous vois venir, « ouah l’autre c’est pas ça équitable ! » Que je vous décrive le phénomène : Pierre c’est pas le genre de type qui laisse sa femme acheter n’importe quoi chez Jules et qui porte tout sans broncher. Il choisit. Il a des exigences. Quand il trouve une fringue qui lui plaît, c’est presque aussi rare que la comète de Haley, alors il l’achète en 5 exemplaires parce que c’est pas près de se reproduire.

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Représentation fidèle de la dernière fois que Pierre a acheté des vêtements, ça s’est passé exactement comme ça. C’était il y a 3 ans, on ne l’a plus revu en cabine d’essayage depuis.

Coudre pour lui, c’est prendre le risque d’y passer 2 jours et d’y laisser du pognon, pour s’entendre dire « j’aime pas ». Il m’a même dit lui-même que je ne dois surtout pas tricoter pour lui, le risque que ça ne lui plaise pas est bien trop élevé et il sait que c’est très long (surtout quand on doit tout recommencer systématiquement au moins une fois comme moi).

Pour sa première chemise, j’ai donc tenté de limiter la casse : j’ai choisi le patron gratuit de la chemise Simon par Make my Lemonade, et de la popeline noire toute simple trouvée chez Toto pour 8 euros.

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J’ai fignolé les détails : col intérieur cousu à la main, boutonnières soignées, coutures anglaises même quand ce n’était pas indiqué sur les explications…

J’ai modifié le patron pour faire disparaître les plis du dos et la patte. Je n’ai pas mis la poche non plus, ça c’est juste parce que j’avais la flemme et de toute façon, qui se sert de cette poche ? (si vous me répondez « bah quoi c’est la bonne taille pour mettre son paquet de clopes », sachez que je vous juge).

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Après plusieurs essayages, on a trouvé la longueur qui lui convient : je pense qu’on a retiré 6 bons centimètres à l’arrière et 3 à l’avant. Je n’ai pas fait un ourlet de 2 cm comme indiqué dans les explications, je préfère les chemises avec un ourlet plus fin.

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Au final, il aime bien le haut : les épaules tombent bien, le col est pile comme il aime quoique pas assez rigide.

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Malgré les modifications, ça reste trop large à son goût : j’ai commencé à me lancer dans des pinces verticales, 2 devant et 2 derrière, mais ça faisait un effet « jupette » près de l’ourlet très disgracieux ! Mais si je coupe dans la largeur, je vais devoir remonter encore l’ourlet et Pierre va se retrouver avec un crop top.

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Mouais. Je crois que ce serait plus simple de trouver directement un patron de chemise ajustée sur laquelle il ne resterait que du fignolage à faire, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Autre solution : je pourrais appliquer les modifications sur le papier avant de couper le tissu, et ainsi créer mon propre patron, puisque je n’en ai pas encore trouvé qui convienne à 100% à Pierre (oh le beau défi !)

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A la réflexion, si lui n’aime pas les chemises larges, moi par contre, je n’ai rien contre un style un peu masculin… Finalement, elle est quand même pour moi cette chemise ! On n’est toujours pas dans la cohérence (quoique, le pantalon oversize avec la chemise trop large, on tient un fil conducteur) mais ma garde-robe capsule contiendra bien 12 pièces, l’honneur est sauf !

Ma garde-robe capsule 2017, janvier : Haut-Pantalon Louis Antoinette

Hier on cherchait dans quel sens rouler pour sortir de table après le réveillon de Noël, et aujourd’hui c’est déjà l’heure de présenter le projet de janvier pour le challenge #jecoudsmagarderobecapsule2017. Incroyab’.

J’avais décidé pour janvier de coudre un pantalon années 40, très large en bas, à la taille très haute et cintrée. Je n’avais pas envie de m’embarquer dans un projet trop compliqué, ou dont les finitions pouvaient être moches : une braguette, des boutonnières, des poches en biais (ou pire, des poches passepoilées), c’est autant de complications possibles, et pour bien commencer l’année je préférais tabler sur la sécurité. Technique fourbe et lâche, mais efficace.

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Le Haut-Pantalon de Louis Antoinette correspond exactement à mes critères. On ne voit peut-être pas tout de suite son côté rétro : tel qu’il est présenté sur le site de la marque, il a même l’air très moderne voire avant-gardiste, sauf que je traine beaucoup sur les Instagram de pin-ups modernes. J’y ai découvert les « slacks », les pantalons amples à la taille serrée des années 40, et il ne m’a pas fallu longtemps pour repérer les similitudes entre ça :

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Et ça :

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Louis Antoinette propose les patrons vendus seuls, ou bien en kits contenant le tissu et toute la mercerie nécessaire pour réaliser le modèle tel qu’on le voit sur la photo. Comme je le voulais gris je n’ai acheté que le patron et je me suis fournie en toile de tweed grise chez Rascol.

J’avais déjà été conquise par le montage et les explications de la Chemise aux 3 cols de Louis Antoinette, tirée de la même collection-capsule. C’est confirmé, quand on les lit c’est d’une simplicité bluffante (et j’en connais qui devraient en prendre de la graine si tu vois c’que j’veux diiiiiire…

Au moment de coudre la ceinture j’ai du recommencer ma pièce car elle était trop petite, il me manquait quatre bons centimètres au moment de l’épingler. Est-ce une erreur sur le patron ? Je pencherais plutôt pour une inattention de ma part au moment du décalquage, j’ai du couper un 34 ou 36 au lieu du 38. Une fois ce petit problème réglé, la suite de la réalisation a été tellement facile que j’ai poussé le perfectionnisme jusqu’à coudre l’intérieur de la ceinture à la main, alors qu’il y a quelques mois je ne me serais pas embêtée et j’aurais cousu à la machine.

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Les seuls endroits pas évidents à réussir sont le haut et le bas de la poche de droite, j’ai du cranter le tissu trop loin, j’avais des trous. Je les ai réparés avec un point zigzag très serré, et ça ne se voit presque pas.

L’ourlet n’est pas top non plus. J’avais l’intention de le coudre à la main lui aussi, mais j’avais passé plus d’une heure à déterminer la bonne longueur, il était quasiment 22h, j’avais juste envie de terminer pour enfin le porter.

Louis Antoinette a pensé aux gens qui souhaiteraient porter le Haut-Pantalon avec des échasses, et j’ai bien du couper un bon 10 cm avant de commencer à penser à l’ourlet. J’ai fixé la hauteur de mon ourlet de façon à pouvoir le porter avec des bottes à talons, du coup il traine un peu à terre avec des chaussures plates et je le raccourcirai peut-être encore, ce qui fait que j’aurai retiré pas loin de 20 cm sur la longueur initialement prévue sur le patron.

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Conclusion:

  • Je crois que je n’avais jamais cousu de vêtement aussi facile. Si le style vous plait et que vous avez envie de tester un premier pantalon sans risquer de trop vous planter, allez-y !
  • Il est aussi extrêmement confortable (forcément, c’est très large, on s’y sent bien plus à l’aise que dans un slim super serré) et très classe.
  • Étonnamment, malgré son originalité il peut aussi aller avec tout puisqu’il est très versatile, de l’ultramoderne comme on le voit porté sur le site de Louis Antoinette, au total look pin-up des années 40.
  • Le challenge #jecoudsmagarderobecapsule2017 s’annonce très bien ! J’aime beaucoup la facilité d’avoir déjà défini ce que je ferai le mois prochain, au fil de l’année ça m’évitera la panne sèche quand je serai en manque d’inspiration. Je n’ai pas cherché à coordonner mes vêtements ou à donner une cohérence particulière à l’ensemble, mais ça aurait été une bonne idée.

 

Haut-Pantalon Louis-Antoinette
Version longue
Taille 38
Toile de tweed gris clair Rascol

Maudite

En ce moment je suis maudite, je rate tout ce que je touche. Oui, bon, j’exagère, je sais. J’ai réussi pas mal de trucs, par exemple j’ai trouvé le patron parfait pour faire des nœuds papillon et j’en ai offert une tripotée à Noël. Mais à part ça, depuis fin novembre, je rate quand même plein de trucs, on dirait que je le fais exprès.

Le pull raglan Jane Richmond

Depuis que j’ai découvert les patrons de tricot en « top down » et sans couture, je ne m’imagine pas tricoter autrement, c’est tellement agréable de pouvoir essayer son vêtement sans passer par la case couture, et même au cours de la réalisation !

Enfin, quand on pense à le faire, en fait, parce que pour celui-ci, je n’ai rien essayé du tout, et je me suis aperçue aux 3/4 qu’il était vraiment beaucoup trop grand.

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On reprend tout depuis le début, et arrivée la moitié de la seconde manche, je m’aperçois que je n’ai plus de laine. Ras le bol de tricoter encore et toujours la même chose ! Le joli pull attend encore que je me décide à bouger mon lard jusque chez Phildar.

Le châle Rosewater

Celui-là c’est un cadeau que j’ai offert à ma correspondante.

Mon échantillon était un millipoil trop petit, seulement 5 mm en largeur, mais je n’ai pas voulu prendre des aiguilles plus grosses, j’avais l’impression que les mailles se tenaient mieux avec des petites aiguilles.

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Le châle terminé doit normalement faire 1,80m de long, et il faut croire que j’ai tricoté plus serré que pendant mon échantillon, car mon châle terminé, bloqué, étiré au maximum était 40 cm trop petit.

C’est reparti avec les aiguilles de la taille au-dessus, et là, miracle, il est parfait : prêt à offrir. Et comme le « raté » est quand même joli, je le garde pour moi, tout n’est pas perdu.

Le manteau Vogue 9136

C’était le projet du mois de décembre, je voulais me coudre un manteau. Je trouve le patron, le Vogue 9136, j’achète le tissu, jusque-là ça va.

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J’avais déjà acheté un patron « Vogue Vintage » qui m’avait filé des sueurs froides rien qu’à lire les explications en français. Après avoir passé 2 jours à tout retraduire en français, j’avais finalement laissé tomber le projet parce qu’avec ses 65 étapes il m’avait l’air franchement trop difficile pour moi.

J’ai mis ça sur le compte de la catégorie « Vintage » : si les explications datent vraiment des années 50, à l’époque les traducteurs EN-FR compétents aux USA ne couraient peut-être pas les rues ?

Cette fois-ci j’ai tiqué quand j’ai vu que c’était Vogue, mais je me suis dit que comme c’était un « super easy » et plus actuel j’aurais sûrement moins de difficultés.

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Sérieusement ?? On est à 3 clics de n’importe quel traducteur diplômé partout dans le monde, et les explications sont toujours aussi incompréhensibles ! Sans parler des erreurs de formatage, il y a des guillemets partout à la place des lettres accentuées… ça vous arrive de relire ? Sérieusement les gens de Vogue, j’ai la chance d’être douée en langues alors ça ne m’empêchera pas de coudre mon manteau en suivant les explications en anglais, mais les gens qui savent pas, ils font quoi ? Ils se disent « je viens de mettre 15 balles dans le vent, tant pis pour moi »?

A la couture c’était une catastrophe, ma machine, bien que vaillante, n’est pas faite pour supporter autant d’épaisseur, et le tissu ne devait pas être adapté au modèle car ça tombe n’importe comment. Et c’est trop grand, aussi, vraiment beaucoup trop grand.

J’ai essayé des manteaux dans ce style en magasin, donc à la bonne taille et dans un tissu approprié et… j’aime pas du tout. Je ne sais pas ce qui m’a pris, c’est aux antipodes de ce que je porte habituellement : taille inexistante, oversize, du style, où ça ? Bref, pas pour moi du tout, en fait.

Le cropped sweater

Encore un modèle sorti de Ravelry, je l’imaginais parfaitement dans la laine Mango que j’ai reçue en cadeau à Noël, une laine polaire toute douce, une fois tricotée on dirait un doudou.

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Comme c’est une plaie à tricoter, les rangs avec des YO (les rangs à troutrous) n’étaient pas vraiment envisageables, je perdais une maille sur 2 sans espoir de la retrouver tant les mailles se confondent, j’ai donc remplacé par 3 rangs normaux pour quand même avoir la même longueur à la fin. Je ne sais pas si c’est mes ajustements ou juste mon échantillon qui n’était pas bon, mais encore une fois, à l’essayage:

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Je suis tentée de laisser tomber, mais j’imagine si bien le pull fini, je vais le refaire quand même. Avec des aiguilles plus fines, une taille en-dessous, en mesurant régulièrement… est-ce que je réussirai en 2017 à finir un tricot du premier coup ? Si ça arrive, vous en serez les premiers informés !

J’ai retrouvé mon Mojo

EN-FIN !

Je n’avais pas posté de projet couture depuis juin dernier. Pour cause, je n’en avais presque pas fait depuis ma veste Lupin. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais entre temps j’ai tricoté, je me suis mise au kirigami, je me suis plongée dans mes photos de vacances

Et puis un soir, j’ai eu un flash, une inspiration soudaine, il FALLAIT que je sorte ma machine, maintenant tout de suite.

J’avais un coupon de lainage pied-de-coq qui trainait depuis deux ans dans mes placards. On me l’avait donné avec tout un lot d’autres tissus et je ne savais vraiment pas quoi en faire. Ce n’est pas particulièrement un motif tendance, je le trouvais même carrément vieux jeu,  j’hésitais à le jeter, pensant que je n’en tirerais jamais rien de bon.

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Comment veux-tu avoir de l’inspiration quand tu as ça en tête…

Est-ce que je suis tombée sur une affiche d’Austin Powers ou une photo de Jane Birkin à la grande époque ? Je ne sais plus comment ça m’est venu, mais d’un seul coup j’ai imaginé une minijupe à taille haute, avec un détail jaune, et j’ai tout de suite transformé le salon en atelier.

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A ce stade Pierre m’avait déjà vue sortir le tissu et fouiller dans ma mercerie, il ne disait rien mais je voyais bien que tout ça ne lui semblait pas très catholique et qu’il redoutait la question qui tue (« alors t’en penses quoi ? ») à laquelle il est incapable de mentir.

Je me suis aussi souvenue que j’avais déjà cousu la jupe Trixy (Maison Victor Mai-Juin 2015), et qu’il y avait de grandes chances qu’en pied-de-coq elle donne quelque chose de pas mal. J’ai ressorti mon patron découpé et fait les modifications suivantes:

  • supprimé les poches,
  • remplacé la fermeture éclair divisible par un passepoil contrastant,
  • ajouté une fermeture sur le côté droit

 

 

 

J’ai choisi de la porter avec la veste Eagle de Vanessa Pouzet. Je ne crois pas que j’en ferai un article, je n’aime pas beaucoup la porter, elle est trop épaisse, je me sens gênée dans mes mouvements et je crois bien que je l’ai bâclée. Si je la refais « en mieux » et que le résultat me plait vraiment, j’écrirai dessus.

Réaction de Pierre : « Trop belle ta jupe ! Pourtant le motif me revenait pas du tout mais là, j’adore ! »

Je n’aurais pas mieux dit. Comme quoi, il ne faut pas rester sur ses a priori ! Je suis presque déçue que le coupon n’ait pas été plus long, j’aurais bien continué mes expérimentations. Il me reste tout de même quelques chutes, de quoi faire quelques accessoires sûrement.