Chemise Mookai

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Aujourd’hui c’est le début des soldes, et je me rends compte que depuis que je couds, je n’achète presque plus de vêtements : à chaque fois que j’en vois un, je me dis « tiens on dirait le patron Trucmuche de chez Machin, je pourrais aussi bien le faire moi-même du coup », et combien de Areli ou de Suzon on a pu voir ce printemps ? Combien de top hippies de Vanessa Pouzet ? Du coup je n’achète plus vraiment de vêtements, ou en tout cas plus aussi souvent, mais comme je couds principalement des robes ou des pantalons, ou encore des jupes, je manque vraiment de petits tops originaux.

Ce printemps j’ai eu un coup de cœur pour absolument toute la collection capsule de Kookai, celle avec les petites broderies de coccinelles, les rayures bleues et blanches et les chemisiers à cols en forme de fleur. J’ai donc décidé de me faire une chemise ressemblante, e que s’appelorio Mookai, parce que ça ressemble à Kookai mais ça n’en est pas vraiment.

 

Photos prises sur le site de Kookai, cliquez dessus pour accéder à l’e-shop

J’ai choisi le coton TamTam Cherry vendu chez Cousette. Je ne m’attendais pas à avoir autant de mal à trouver du coton brodé en magasin, alors que ça fait un carton dans le prêt-à-porter cette saison, la logique voudrait que ce soit la même chose en tissu ? Bref.

 

J’ai hésité à acheter Mélilot, qui objectivement est la chemise qui ressemble le plus au modèle, mais j’ai tout de même une préférence pour les chemises plus ajustées, et par chance le blog de Biquette « Erreurs et Essais » en propose un patron gratuit ! (et depuis j’ai trouvé la sœur jumelle de Mélilot dans un bouquin, mais je l’ai pas encore cousue).

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Pour retrouver l’originalité du col de la chemise qui m’a inspirée, il fallait que je le redessine. J’ai dessiné des arrondis de 6 cm de long et 1 cm de hauteur à main levée sur la ligne de coupe du patron. Ce n’est pas grand-chose, et pourtant ça adoucit beaucoup le côté formel, classique du vêtement.

Vous me pardonnerez le tissu froissé, il faisait une chaleur à crever quand j’ai pris les photos et je n’avais pas le courage de sortir le fer à repasser.

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Je personnalise de plus en plus mes réalisations, et j’aime beaucoup ça ! Bon ça reste des trucs faciles, comme la fermeture de mon Haut-Pantalon, et bien souvent je fais mon truc à l’arrache, mais c’est un bon début 🙂

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J’ai coupé la taille 40 et tout fait en une après-midi. J’ai opté pour des coutures anglaises partout parce que ma surjeteuse refusait de s’enfiler, et de toute façon je trouve le rendu infiniment plus joli comme ça.

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Cette chemise est la première d’une série, pas forcément longue, mais en tout cas suffisamment conséquente pour renflouer mon stock de petits hauts.

Sur ce, je me taille en vacances, mais j’ai déjà plein d’idées de trucs à faire en rentrant 😉

Garde-robe capsule 2017, Février : la chemise Simon, pour homme exigeant

On dirait que j’ai pas bien compris le principe de la garde-robe capsule, en fait. Je me suis aperçue ce week-end que c’est censé être 12 pièces parfaitement assorties, un vrai ensemble quoi. Moi j’ai pas du tout envisagé le schmilblick sous cet angle, je me suis arrêtée à « coudre 12 vêtements différents sur l’année », et la cohérence, on s’en balance.

Comme je ne trouvais pas d’inspiration pour ma chemise de février, je me suis dit que j’allais profiter du challenge pour faire une chemise pour mon homme (j’aime pas du tout cette expression : « mon homme ». Mais la plupart des alternatives sont trop prout-prout, trop formelles, trop… TROP. Appelons-le Pierre, ce sera plus simple) pour Pierre, disais-je.

11 pièces pour moi, une pour lui : c’est équitable. Je vous vois venir, « ouah l’autre c’est pas ça équitable ! » Que je vous décrive le phénomène : Pierre c’est pas le genre de type qui laisse sa femme acheter n’importe quoi chez Jules et qui porte tout sans broncher. Il choisit. Il a des exigences. Quand il trouve une fringue qui lui plaît, c’est presque aussi rare que la comète de Haley, alors il l’achète en 5 exemplaires parce que c’est pas près de se reproduire.

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Représentation fidèle de la dernière fois que Pierre a acheté des vêtements, ça s’est passé exactement comme ça. C’était il y a 3 ans, on ne l’a plus revu en cabine d’essayage depuis.

Coudre pour lui, c’est prendre le risque d’y passer 2 jours et d’y laisser du pognon, pour s’entendre dire « j’aime pas ». Il m’a même dit lui-même que je ne dois surtout pas tricoter pour lui, le risque que ça ne lui plaise pas est bien trop élevé et il sait que c’est très long (surtout quand on doit tout recommencer systématiquement au moins une fois comme moi).

Pour sa première chemise, j’ai donc tenté de limiter la casse : j’ai choisi le patron gratuit de la chemise Simon par Make my Lemonade, et de la popeline noire toute simple trouvée chez Toto pour 8 euros.

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J’ai fignolé les détails : col intérieur cousu à la main, boutonnières soignées, coutures anglaises même quand ce n’était pas indiqué sur les explications…

J’ai modifié le patron pour faire disparaître les plis du dos et la patte. Je n’ai pas mis la poche non plus, ça c’est juste parce que j’avais la flemme et de toute façon, qui se sert de cette poche ? (si vous me répondez « bah quoi c’est la bonne taille pour mettre son paquet de clopes », sachez que je vous juge).

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Après plusieurs essayages, on a trouvé la longueur qui lui convient : je pense qu’on a retiré 6 bons centimètres à l’arrière et 3 à l’avant. Je n’ai pas fait un ourlet de 2 cm comme indiqué dans les explications, je préfère les chemises avec un ourlet plus fin.

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Au final, il aime bien le haut : les épaules tombent bien, le col est pile comme il aime quoique pas assez rigide.

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Malgré les modifications, ça reste trop large à son goût : j’ai commencé à me lancer dans des pinces verticales, 2 devant et 2 derrière, mais ça faisait un effet « jupette » près de l’ourlet très disgracieux ! Mais si je coupe dans la largeur, je vais devoir remonter encore l’ourlet et Pierre va se retrouver avec un crop top.

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Mouais. Je crois que ce serait plus simple de trouver directement un patron de chemise ajustée sur laquelle il ne resterait que du fignolage à faire, mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Autre solution : je pourrais appliquer les modifications sur le papier avant de couper le tissu, et ainsi créer mon propre patron, puisque je n’en ai pas encore trouvé qui convienne à 100% à Pierre (oh le beau défi !)

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A la réflexion, si lui n’aime pas les chemises larges, moi par contre, je n’ai rien contre un style un peu masculin… Finalement, elle est quand même pour moi cette chemise ! On n’est toujours pas dans la cohérence (quoique, le pantalon oversize avec la chemise trop large, on tient un fil conducteur) mais ma garde-robe capsule contiendra bien 12 pièces, l’honneur est sauf !

Chemise Bruyère de Deer&Doe, par Jean-Michel Apeuprès

Défis techniques : faire correspondre les motifs du tissu, coudre entièrement à la surjeteuse

 

Aujourd’hui je suis super contente parce que j’ai réussi à faire de jolies photos de ma chemise Bruyère. Merci Make My Lemonade pour les conseils au top lundi dernier, et merci mon chéri pour le coaching vestimentaire et la prise de photos:).

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Par contre aujourd’hui je suis pas tout à fait contente quand même parce qu’elle a un défaut, et alors, quel défaut… Sur cette photo, là, comme ça, on la trouve plutôt pas mal. D’ailleurs, moi aussi je l’adore mais seulement de trois-quarts. Pourquoi ? Attendez d’arriver en bas de l’article…

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