Haut-Pantalon d’été

Je pense que le Haut-Pantalon de Louis Antoinette est définitivement mon vêtement préféré de tous les temps, rien que ça.

20170617_180328

Je l’avais déjà adopté en version hiver, et je l’aime encore plus en version été : il est tout aussi facile à coudre et tout aussi classe, et côté confort, on est quelque part entre un pyjama et un autre pyjama. C’est bien simple, il m’a sauvé la vie ce week-end de canicule ! Avec un short ou une jupe courte j’aurais certainement attrapé des coups de soleil atroces et eu bien plus chaud que dans ce chambray ultra léger.

20170617_180347

J’ai trouvé le tissu sur le site de Rascol, c’est un chambray composé à 80% de coton et 20% de polyester. La couleur m’a un peu surprise à la réception car il a l’air beaucoup moins vif sur le site, mais au final ça me plait aussi comme ça.

Comme je savais qu’il serait facile à coudre pour en avoir fait l’expérience en janvier, j’ai décider de jouer un peu avec le modèle et de le modifier à la ceinture.

Déjà, j’ai placé la fermeture façon braguette, donc le curseur s’arrête avant la ceinture.

Puis, comme je n’aime pas le contact de la fermeture éclair sur la peau, j’ai dessiné une patte, toujours façon braguette, qui se fixe sur le pantalon une fois la fermeture cousue. Images dans l’ordre de fabrication :

A gauche : Tissu thermocollé, à droite : bord arrondi cousu, retourné, surpiqué

A gauche : bord droit surfilé, à droite : le tout attaché à la fermeture

Vous remarquerez que la patte est quand même plus courte que la fermeture… mais ça marche quand même : ça ne pique pas, en ce qui me concerne, mission accomplie.

Ensuite, comme la ceinture est un simple rectangle il suffit de la couper plus longue pour prendre en compte la longueur de la patte (6 cm ici) et j’ai ajouté aussi 4 cm de l’autre côté pour intégrer un bouton (attention à ne pas oublier les marges de couture).

20170617_180402

Le seul défaut de ce pantalon, c’est qu’il est tout seul dans mon placard, il lui faut un petit frère !

20170617_180457

20170617_180432

 

Publicités

Ma première jupe sur mesure

desk-office-pen-ruler

 

Ça m’arrive de me foutre de la pomme de Pierre et de ses lubies vestimentaires, mais il faut reconnaitre qu’avoir un amoureux qui a l’œil pour dénicher les belles choses, ça a ses bons côtés. Comme par exemple, quand on est sur le point de repartir bredouilles de chez Toto, et qu’il lance, « tiens, t’as vu ce tissu, il est sympa ! Tu devrais en prendre. »

C’était de la suédine grise avec des découpes et un bord en arrondis (je sais pas comment ça s’appelle en vrai). Je dis « mouais pourquoi pas, mais pour faire quoi ? » « – Une jupe, taille haute, pas trop évasée, attends je te montre. » Il avait en tête ça ou encore ça.

Bon, pourquoi pas, je prends 2 mètres et je me dis que je trouverai le patron plus tard (alors que je déteste faire ça).

Le patron de jupe trapèze auquel je pensais n’allait pas convenir puisque le bord du bas était en arc de cercle et pas droit, et je me doutais qu’avec mon tissu, dont je voulais garder le bord en arrondis (je sais toujours pas) ça ferait des coins pas très jolis.

J’ai cherché dans ce que j’avais un patron de jupe droite, ou portefeuille, mais rien. Je pense qu’il y a un an j’aurais eu la frousse de me lancer sans patron. Mais cette année la pingrerie a été plus forte, j’ai googlé « tuto patron jupe droite gratuit », et je suis tombée, non pas sur un patron tout fait, mais sur les explications pour dessiner le patron à mes mesures.

Et me voilà partie à prendre mes mesures, et à dessiner ma jupe consciencieusement, mais sans avoir les bons outils, j’ai fait avec les moyens du bord : l’arête d’une BD a servi d’équerre (heureusement que j’utilisais de la nappe en papier avec des petits motifs carrés pour me guider) et j’ai fait les arrondis à main levée, n’ayant ni compas ni perroquet. J’étais super concentrée, j’ai tout bien fait les calculs sur le téléphone de Pierre, même les plus faciles pour être sûre de ne pas me planter. Quand je lui ai rendu le téléphone, il affichait encore le dernier calcul : 11+1=12. J’ai pas fini d’en entendre parler.

Au départ je voulais la faire assez courte, comme sur les photos que Pierre m’avait montrées, mais j’ai eu la présence d’esprit de remarquer que les découpes montaient quand même vachement haut, et que si je faisais ma jupe version mini, j’allais montrer plus que mes genoux. Ce sera donc une version midi pour commencer.

DSCF3129

Une fois le patron dessiné, y a plus qu’à !

Alors effectivement, c’est à mes mesures, mais pas 1 cm de plus, c’est-à-dire que je me suis sérieusement posé la question : ce soir je choisis, est-ce que je mange ou je respire ? C’est donc une jupe qui se porte le ventre vide, et debout si possible. En fait j’ai oublié de prendre en compte l’aisance à la taille au moment de calculer la taille des pinces, et maintenant que je relis le blog sur lequel j’ai pris les explications, les 2cm sont ajoutés dans le calcul mais ce n’est pas expliqué, d’où mon erreur.

DSCF3123

Mis à part ce problème de taille, je trouve qu’effectivement le tissu convient très bien pour cette forme de jupe, elle pourrait devenir un indispensable de ma garde-robe !

 

Ce qu’il y a de bien c’est qu’il me reste encore 1m50 de tissu et que je peux toujours redessiner le patron et recommencer. Mais je voulais quand même partager ce premier essai, déjà un peu pour me la péter parce que malgré le problème de taille, elle n’est pas mal du tout ; et aussi pour me souvenir des modifications à apporter. On note donc :

  • L’aisance c’est capital si on veut pouvoir vivre dans ses fringues ;
  • La ceinture manque de tenue, peut-être utiliser un autre tissu plus rigide ?
  • Le tissu est électrostatique et me colle aux jambes : je pense qu’une doublure pourrait régler le problème ;

 

Illustration du tissu qui colle aux jambes : la jupe crépite littéralement d’électricité statique

  • Et du coup, si je mets une doublure, je peux très bien la faire plus courte puisque les petits trous donneront sur le tissu (de la doublure) et plus sur ma peau (ou le tissu de ma culotte…). Mais comme j’aime bien aussi cette longueur, pourquoi ne pas faire les 2 ?

 

J’ai bien aimé dessiner mon propre patron, c’est une première pour moi, mais certainement pas la dernière !

Pakontante

Cette semaine un groupe de café tricot a mis à disposition de tous, gratuitement, ou pour 5 euros par impression (oui oui), 10 Go de patrons de tricot piqués sur le net à plus de 100 créateurs et créatrices indépendants. 

« Ah bah ouais mais on s’en fout c’est des PDF c’est pas vraiment du vol hein. » En fait je sais pas par où commencer pour expliquer à quel point c’est naze. 

Déjà on parle pas d’un patron que tu aurais acheté et que tu imprimes pour ta pote, on parle de 10 Go. Admettons qu’un patron pèse 8 Mo, on parle de 1280 patrons. Vous iriez voler 1280 magazines chez votre buraliste ? Je ne crois pas.

Ensuite, si vous les voulez ces patrons, a priori c’est qu’ils vous plaisent, j’en déduis que vous appréciez le travail de la centaine de créateurs et créatrices impactés par ce partage, et que vous aimeriez qu’ils continuent d’en proposer des nouveaux. Vous trouvez pas ça super con, de leur retirer leur gagne-pain, du coup ? Si tout le monde peut profiter de leur travail gratuitement, pourquoi ils se casseraient le cul à bosser à l’oeil ? 

Enfin, et surtout… un patron de tricot, ça coûte moins de 10 balles… faut-il être radasse. Si vous trouvez ça trop cher : achetez un magazine, c’est moins cher et il y a plus de modèles. Si 5 balles pour un magazines phildar c’est encore trop, en braderie des gens se débarrassent de collections complètes pour encore moins que ça. Et si vous voulez vraiment tricoter sans payer, il existe 15 000 patrons gratuits et en français sur Ravelry, et je suis sûre qu’il y en a bien d’autres encore sur le Web entier. Pas besoin de de rendre coupable de vol pour tricoter à l’oeil.